Nids de guêpes et de frelons : c’est l’invasion ! Leur pic d’activité retardé par le début d’été pourri...

14021679_1085994994803538_8748550412745186451_n.jpgLe début d’été maussade, couplé au pic de chaleur récent, exerce un impact important sur l’activité des guêpes et des frelons. Dans plusieurs zones de secours, les pompiers sont assaillis d’appels.  

Nids de guêpes ou colonies de frelons, ces insectes n’ont pas été particulièrement invasifs en juin et juillet. Mais avec la vague de chaleur aoûtienne, ils effectuent en retour en force. « On voit actuellement beaucoup plus de guêpes car leur activité est bien plus concentrée dans le temps », assure Frédéric Francis, entomologiste à l’Université de Liège (Gembloux Agro-Bio Tech). « Si la météo est homogène tout l’été, avec une température moyenne constante de 22 à 27 degrés, les guêpes et les frelons émergent en continu. Mais cette année, la température plus fraîche et le temps pourri de juin et juillet, ont eu un impact négatif sur le développement des insectes. Ce n’est qu’avec le coup de chaleur qui a commencé il y a quelques semaines, que leur activité a augmenté d’un coup. Et dans le même temps, ils sortent davantage car la nourriture devient plus abondante. C’est lié à la maturité des fruits dont guêpes et frelons se nourrissent (pommes, poires, prunes), accélérée par le beau temps. ».
 
Les nids de guêpes peuvent abriter de mille à plusieurs dizaines de milliers d’individus. L’agressivité des insectes est directement liée à leur recherche de nourriture. « S’i ls viennent de sortir, ils vont chercher de la nourriture, de l’énergie et seront plus agressifs. Ils le seront moins quand ils auront mangé à satiété », assure le professeur Francis.
 
Les pompiers débordés
Chaque été, les pompiers procèdent à des milliers d’interventions pour détruire des nids de guêpes ou de frelons. Récemment, de nombreuses zones de secours ont été assaillies d’appels. « Nous notons une forte augmentation des demandes d’interventions depuis ce début de semaine. Les gens sont dehors, ils sont plus rapidement embêtés », explique Quentin Grégoire, président de la Fédération des sapeurs-pompiers.
Pour rappel, l’intervention des pompiers n’est pas gratuite : elle est généralement facturée entre 50 et 75 euros de l’heure en Wallonie, et 145 euros à Bruxelles.
 
« Dans notre zone (Vesdre-Hoëgne & Plateau), nous facturons le déplacement, et ce, même lorsque nous ne parvenons pas à trouver le nid. Car ce type de mission légale prend beaucoup de temps, nécessite un équipement et des produits coûteux », reprend Quentin Grégoire.
 
D’autres insectes incommodent les Belges, comme les abeilles. « Dans ce cas, le citoyen doit faire appel à un apiculteur qui intervient gratuitement. »
 
La zone de Sambreville est, par exemple, particulièrement confrontée à des appels de personnes envahies par les nids de fourmis, et surtout, de taons. « Malheureusement, nous ne pouvons pas intervenir car les taons, qui peuvent être dangereux, n’ont pas de nids », regrette Marc Gilbert, commandant de la zone.

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