• Cette coiffeuse hutoise (Liège) fait 6.000km pour sauver 41 chiens!

    Pendant cinq jours fin décembre, la Hutoise Joëlle Parmentier (52) s’est plongée dans la réalité des chiens errants en Roumanie. Ce pays membre l’Union européenne, confronté à une pullulation faute de stérilisation, a adopté, le 10 septembre 2013, une loi autorisant l’euthanasie des chiens errants non réclamés 14 jours après leur capture. Un plan d’abattage que dénoncent les associations de défense des animaux, en ce sens qu’il encourage les trafics cupides autour de la capture et l’exécution de milliers de chiens roumains.

    Joëlle Parmentier a décidé de combattre, à son échelle, cette situation qui la révolte. La coiffeuse hutoise, amoureuse des animaux et fervente militante, a participé à un sauvetage organisé par WOF. Le 18 décembre, elle est montée à bord du camion de l’association française. «  Nous étions trois, un monsieur bénévole de l’association, mon compagnon et moi. Le voyage a été un peu folklorique car un, la clinche de la porte sur le côté a cassé et, deux, le GPS a choisi un mauvais itinéraire. On s’est retrouvé à la frontière ukrainienne où il nous fallait montrer des passeports que nous n’avions pas... On a dû faire demi-tour et un détour de 500 km par les montagnes, dans une série de routes en lacets... », raconte Joëlle Parmentier.

    Le premier arrêt en Roumanie a permis de charger 15 chiens d’un premier refuge puis le trio a repris la route pour aller chercher les 26 autres. Un aller-retour rapide et éprouvant qui a marqué la Hutoise. «  On a roulé 6.000 km, nous étions crevés mais j’étais prête à repartir le lendemain si on me le demandait ! C’est toujours le cas aujourd’hui. J’ai eu la larme à l’oeil quelquefois. Mais j’ai été étonnée de constater que j’étais plus forte que ce que je croyais  », confie-t-elle.

    Elle qui fréquente régulièrement les refuges en Belgique a éprouvé un ressenti différent. «  En Belgique, je suis triste à cause de l’abandon en lui-même. En Roumanie, j’étais triste de voir tous ces chiens livrés à eux-mêmes. La rage prenait le dessus. »

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    Les chiens recueillis dans les refuges locaux ont souvent été trouvés dans la rue ou déposés par des habitants ayant découvert une portée de chiots. Dans le camion du retour en décembre dernier, 41 d’entre eux roulaient vers une vie meilleure. Aujourd’hui, 38 toutous ont trouvé un maître aimant en France, Belgique et Suisse, 3 se trouvent toujours en famille d’accueil. «  J’ai résisté, je n’en ai pas pris un cette fois...  », sourit Joëlle Parmentier.