70 chevaux en piteux état à Chambralles (Liège)! Découvrez les tristes photos...

Les images font froid dans le dos. L’état des chevaux arrivés dans le hameau de Chambralles -notamment en provenance de Flamisoul, dans la commune de Bertogne - début de cette année laisse en effet pour le moins à désirer : amaigris, couverts de crasse, blessés pour certains, la plupart de ces animaux semblent abandonnés à leur triste sort et voués à une mort certaine.

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Ce qui a poussé quelques habitants du coin à alerter les autorités communales sur ce qu’ils estiment être un cas de maltraitance animale. Mais le dossier est autrement plus complexe : «  Le propriétaire de ces chevaux fait l’objet d’un suivi constant, tant de notre part que de l’unité du bien-être animal, explique Laurence Culot, l’échevine aqualienne en charge notamment du bien-être animal et par ailleurs vétérinaire. Nous avons été prévenus début d’année de l’arrivage d’une cinquantaine de chevaux, dont des blessés. Je suis allée immédiatement sur place avec la police et l’agent constatateur de la commune, puis nous avons téléphoné à l’unité du bien-être animal de la Région, qui nous a expliqué que ce propriétaire était déjà suivi par leurs soins depuis longtemps.  »

« Le propriétaire est dépassé... »

Une surveillance qui ne suffit cependant pas à lui éviter quelques dérapages. Dont celui constaté à Chambralles, qui a fait l’objet d’un constat d’infraction transmis au parquet de Liège.

Capture.JPG«  On ne parle pas ici de maltraitance, continue Mme Culot, mais plutôt de négligence. L’inspection vétérinaire a examiné les chevaux. Deux d’entre eux, qui avaient été blessés durant le trajet jusqu’à Chambralles, ont dû être euthanasiés. L’état des autres relève surtout d’une mauvaise gestion. Il y avait notamment beaucoup de poulains pour lesquels il faudrait de bonnes pâtures. Le problème, c’est le nombre d’animaux. Le propriétaire s’en occupe, mais il est dépassé…  »

Du côté de l’inspection vétérinaire, on a en tout cas estimé que l’état des animaux ne nécessitait pas de mesure forte dans un premier temps. Au contraire, «  ils nous ont même demandé si on était prêts à les garder à Aywaille, parce que leur situation était encore pire avant…  »

Le souci, c’est que le propriétaire, loin de réduire le nombre d’animaux présents à Aywaille, en a fait venir d’autres depuis lors. Ce qui a nécessité le retour en force des autorités. «  C’est un éleveur qui dispose de plusieurs sites de pâtures, notamment à Bastogne et dans le Hainaut, poursuit l’échevine aqualienne, et il les déplace régulièrement. Ici, il a loué les lieux à un fermier de chez nous. Si on le met dehors, il déplacera juste ses chevaux. Alors qu’ici, au moins, on sait le surveiller. »

« Aujourd’hui, tout est en ordre »

D’autant que l’homme est loin de faire de la résistance. Jusqu’à présent, il s’est en effet plié sans rechigner aux exigences des autorités. «  Aujourd’hui, tout est en ordre, assure Mme Culot. Il a tout nettoyé, il a repaillé, les chevaux ont de la nourriture et ont été vermifugés. Et le poulain que nous avions découvert couché sur le sol trottine à nouveau. Il vient même de Namur deux fois par jour pour s’occuper de ses animaux.  »

La situation des chevaux semble donc s’être sérieusement améliorée depuis janvier. Mais la surveillance reste constante pour éviter tout nouveau dérapage. Et l’affaire est toujours pendante au niveau du parquet de Liège qui pourrait ordonner une saisie des animaux s’il estime qu’ils sont en danger.

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