Remicourt (Liège): des travaux au Chenil de l’Aviculteur. Le ministre wallon du bien-être animal avait exigé la fermeture le 3 novembre!

Début octobre, le ministre wallon du bien-être animal, Carlo Di Antonio, prenait une décision radicale à l’encontre du ‘Chenil de l’Aviculteur’, installé à Remicourt et le long du quai de la Batte à Liège. Une première en Wallonie : le propriétaire s’est vu retirer son agrément d’éleveur-commerçant, soit l’autorisation indispensable pour exercer ses activités. Il avait d’ailleurs jusqu’à ce 3 novembre, date limite, pour mettre en place les procédures en vue de fermer ses portes. À l’époque, Bernard Brunelle, le futur gérant du Chenil, nous avait assuré qu’il mettrait tout en œuvre pour ne pas en arriver là… Qu’en est-il aujourd’hui ?

Nous sommes allés frapper à la porte de l’établissement remicourtois, sans prévenir. Le futur gérant en question, petit-fils de la première propriétaire, était absent… mais son oncle nous a tout de même ouvert les portes de l’endroit. «  Il a bel et bien introduit une nouvelle demande d’agrément, en précisant qu’il reprenait le chenil et qu’il faisait tout afin de remettre les infrastructures en ordre, pour répondre aux normes actuelles  », introduit Marcel. «  Des représentants du bien-être animal sont venus voir il y a moins de deux semaines. Nous, cela fait environ 2-3 mois qu’on est occupé à tout retaper. Nous attendons des nouvelles  », ajoute-t-il.

Et, il faut reconnaître que cette visite à l’improviste nous donne une tout autre image de ce qui peut se lire sur les réseaux sociaux ou dans les archives de presse. Il faut dire, qu’en 2008, la police était descendue sur les lieux et avait saisi 170 chiens. À l’époque, comme il y a quelques mois d’ici, les locaux avaient été déclarés inadéquats à l’accueil des animaux. «  Certaines réclamations étaient justifiées et nous en étions responsables mais nous avons procédé à des aménagements dans nos installations  », avait commenté Bernard Brunelle, il y a un mois.

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Ce jeudi, lors de la visite des lieux, nous avons pu constater que tous les boxes à chiens avaient été «  lissés  », comme cela est demandé par la loi. «  Pour ne pas qu’ils se fassent mal, on a tout recarrelé ou couvert les murs de plaques  », montre Marcel. «  L’électricité a aussi été entièrement revue. Les chiots et leur mère bénéficient de lampes chauffantes. Au sol, la paille des boxes est remplacée chaque jour. De même, on nettoie tout, y compris les allées, tous les jours…  » Et l’eau légèrement séchée du sol en atteste, comme la petite odeur de produits nettoyants dans l’air. Marcel poursuit sa visite : «  Chaque boxe est équipée d’évacuations, les barrières ont aussi été remplacées et renouvelées, certaines toitures… Il manque encore le sol d’une de nos allées principales. On a demandé une expertise : un professionnel doit tout refaire, recouler le béton puis le recouvrir d’une couche à base d’époxy  », détaille-t-il. À côté de ces boxes, divisés en différents lieux, un local est aussi réservé à la quarantaine, «  pour les chiens qui arrivent ici de l’extérieur, avant qu’ils ne soient directement mélangés aux autres  », ainsi qu’un autre, réservé aux soins vétérinaires.

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Ce vendredi sonnait l’heure officielle de la fin du Chenil. Que comptait faire le propriétaire ? Marcel assure : «  On va continuer à s’occuper des chiens, en attente, on l’espère, d’une réponse favorable et d’un nouvel agrément dans les jours à venir. » Et de conclure : «  C’est aussi pour ça qu’on a accepté de vous montrer le Chenil, qu’on arrête de dire n’importe quoi, que des investissements y sont faits.  » Affaire à suivre, donc.

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