Jeux olympiques en Corée: polémique sur la soupe au chien.

Capture.JPGLes autorités locales ont proposé des subventions aux restaurateurs de Pyeongchang pour qu’ils arrêtent de servir cette nourriture controversée. La patineuse canadienne Meagan Duhamel appelle les autres sportifs à sauver les chiens, souvent élevés dans des conditions déplorables.  

« De la soupe au chien servie au pied du stade olympique de Pyeongchang ! » La polémique fait rage dans les médias anglo-saxons. Comme l’explique notamment le Sun, les autorités locales ont demandé aux douze restaurants de Pyeongchang spécialisés dans les plats à base de chien de ne plus proposer cette nourriture pendant la durée des jeux d’hiver auxquels participent également 22 athlètes belges. Malgré la promesse de subventions, seulement deux établissements ont accepté de modifier leur carte. D’autres ont bien tenté de se rabattre sur d’autres types de viande, comme le porc, avant de faire marche arrière après une chute de leur chiffre d’affaires.
 
Un effort a été toutefois fait au niveau de l’affichage afin de ne pas choquer les touristes. Des illustrations plus neutres ont remplacé celles qui vantaient notamment les vertus sur la santé du boshintang, un potage composé de chien et de légumes. Ce n’est pas la première fois que les autorités sud-coréennes tentent de convaincre les restaurateurs d’adapter leurs menus à l’occasion d’événements à portée internationale. D’importants magasins spécialisés dans ce commerce, comme le Moran Market à Seongnam, ont été fermés. Si les jeunes générations sont de plus en plus réticentes à consommer de la viande canine, les plus âgées y restent attachées.
 
Les fermes de la honte
Selon l’organisation Humane Society International, il existerait en Corée du Sud 17.000 fermes spécialisées dans l’élevage de chiens destinés à l’abattoir. Les conditions de vie y sont souvent déplorables notamment au niveau de l’alimentation. Les animaux sont enfermés dans des cages et sont parfois battus.
L’une de ces exploitations se trouve à Pyeongchang, tout près de Jeongseon où est installée la piste de descente à ski et dix à Gungnueng qui accueille les compétitions de patinage et de hockey.
Les plats à base de chien sont surtout populaires durant l’été. On estime qu’alors un million d’animaux d’élevage finissent dans la casserole.
 
L’année dernière, la Canadienne Meagan Duhamel, championne olympique en patinage artistique à Sotchi (Russie), avait profité de son passage en Corée pour sauver Moo-tae. Le chiot lui avait été confié par l’association Free Korean Dogs, alors qu’elle prenait part avec son partenaire Éric Radford au Championnat des quatre continents de patinage artistique. Depuis lors, Moo-tae partage la vie de Meagan et de son mari Bruno Marcotte à Montréal.
 
La patineuse canadienne compte profiter de ces Jeux olympiques pour assister à la fermeture d’une ou de deux fermes d’élevage, via Free Korean Dogs. Elle s’est arrangée également pour ramener un second chien, mais il ne vivra pas chez elle, faute de place suffisante dans son habitation. Gageons que la sportive n’aura aucune difficulté à trouver une famille d’adoption pour son petit protégé.
En marge des athlètes, les défenseurs des animaux se mobilisent. Une pétition appelant au boycott des jeux d’hiver en Corée avait récolté, hier, 475.464 signatures.

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