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  • Projet en région Liégeoise: un passeport bientôt pour les chiens d’assistance?

    Capture.JPGLes chiens d’assistance, ces chiens qui assistent des personnes handicapées, n’ont manifestement pas encore le même statut que les chiens-guides, qui viennent en aide aux personnes malvoyantes. « De nombreux témoignages me sont revenus de personnes qui avaient du mal à rentrer dans des lieux publics, dont des centres sportifs et des hôpitaux, avec leurs chiens d’assistance, raconte Christie Morreale, la députée wallonne esneutoise à l’initiative d’une proposition de décret visant à une reconnaissance officielle de ces chiens d’aide. Il devenait donc nécessaire de faire évoluer la législation en la matière. Parce que ces chiens permettent à ces personnes d’être autonomes, d’avoir une vie sociale et culturelle. »
    Sa proposition ? Un passeport, qui certifie qu’il ne s’agit pas en l’occurrence d’un animal de compagnie, mais bien d’un « outil » indispensable à la personne handicapée. Et qui lui ouvre, dès lors, toutes portes, à quelques exceptions près…
     
    De rares exceptions
    « Nous avons travaillé avec Unia (le centre pour l’égalité des chances, NDLR) qui reçoit régulièrement des signalements de personnes qui se sont vus refuser l’accès à un lieu public avec leur chien. On s’est rendu compte qu’aux USA, il n’y avait aucun souci dans les hôpitaux. On s’est donc inspiré de ce qui se fait chez eux pour notre décret, l’idée étant de permettre la présence de ces chiens d’assistance dans tous les lieux publics, hormis quelques rares exceptions : aux soins intensifs, dans le bloc opératoire… »
    « Les chiens d’assistance ont un rôle essentiel dans l’amélioration de l’autonomie et de la qualité de vie du maître handicapé, précise cette proposition de décret. […] On ne peut refuser cet accès qu’à des endroits où la présence d’un chien constitue un danger pour la santé d’autrui. »
     
    La proposition prévoit également des sanctions – une amende de 26 à 1.000 euros – pour quiconque refuserait dès lors l’accès à un chien d’assistance dans un lieu public.
    Mais on n’en est pas encore là. Le texte doit en effet encore passer le cap de ma séance plénière du Parlement, prévue le 20 juin prochain, et n’entrerait en vigueur que quelques mois plus tard, au mieux.
     

  • Donceel (Liège): des chats empoisonnés et tués à la carabine!

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    Depuis des mois, des chats sont délibérément tués à la carabine ou empoisonnés, rue Marionsonnet à Donceel. Et le phénomène s’est accentué ces dernières semaines. Les riverains Joëlle Lambert et Antoine Cooken, affectés, ont dénoncé la situation à la commune.  

    « Trop, c’est trop. Un moment, on ne peut plus rester sans rien faire… » C’est avec les larmes aux yeux et le cœur serré de colère qu’Antoine Cooken (66) a pris la parole lors du conseil communal de Donceel, jeudi dernier. Cet habitant de la rue Marionsonnet a souhaité mettre en lumière « une situation qui perdure depuis bien trop longtemps » dans son quartier. À savoir : l’abattage de chats.
     
    « C’est scandaleux ce qu’il se passe », introduit-il. Et de nous raconter que tout a commencé il y a environ 8 ans d’ici. « Un panier avec des chatons a, un jour, été déposé chez un voisin… Il a fini par les mettre dehors et, comme pour tout animal, un chat, ça se prolifère. C’est comme ça que cela a commencé pour nous, mais d’autres voisins aussi. On s’est petit à petit mis à s’occuper d’eux. On les soigne, leur donne à manger sur la terrasse où un petit emplacement couvert leur est dédié pour se mettre à l’abri notamment. Jamais ils ne rentrent dans la maison… Ils ont un bois de sapins derrière et des prés pour se promener. Disons qu’ils sont un peu devenus des chats mi-errants », explique-t-il.
     
    Une situation qui n’enchante pas tout le monde dans le quartier… Et pour cause, des chats sont régulièrement retrouvés morts, en réalité volontairement tués. Et, ces dernières semaines, le phénomène s’est largement accentué. « Une bonne quinzaine je dirais », évalue le Donceelois. « Ils sont tués à la carabine ou empoisonnés. J’en retrouve, qu’on jette dans notre propriété, avec la tête explosée par des plombs, les pattes cassées, de la mousse dans la gueule ou les yeux sortis de leurs orbites… Notre jardin est devenu un vrai cimetière. On finit par vivre dans la mort des chats en permanence. C’est insupportable ! On ne force personne à les aimer et on peut comprendre que ça ne plaise pas à tout le monde, mais on en arrive ici à de la réelle cruauté envers les animaux », s’insurge-t-il.
     
    Il y a encore six mois d’ici, une vingtaine de chats errait de la sorte dans le quartier. « C’est vrai qu’on a peut-être laissé les choses aller un peu loin », enchaîne sa compagne, Joëlle Lambert (56). « Nous aurions dû agir plus tôt. Mais depuis quelque temps maintenant, avec l’aide de la commune, de la SPA et de notre vétérinaire, nous les stérilisons ou les castrons. »
     
    Il y a un an, face à ces agissements, une plainte avait déjà été déposée par une autre riveraine. Les actions de ce type s’étaient alors calmées. Mais la situation semble donc se répéter. Cette fois, une nouvelle main courante a été déposée à la police. « Cette histoire peut sembler dérisoire mais cela nous tient à cœur. Qu’on soit dérangé par ces animaux peut être compréhensible, mais qu’on n’agisse pas de la sorte », a conclu Joëlle Lambert, décidée à en finir avec cette barbarie.
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