Refuge

  • Remicourt (Liège): des travaux au Chenil de l’Aviculteur. Le ministre wallon du bien-être animal avait exigé la fermeture le 3 novembre!

    Début octobre, le ministre wallon du bien-être animal, Carlo Di Antonio, prenait une décision radicale à l’encontre du ‘Chenil de l’Aviculteur’, installé à Remicourt et le long du quai de la Batte à Liège. Une première en Wallonie : le propriétaire s’est vu retirer son agrément d’éleveur-commerçant, soit l’autorisation indispensable pour exercer ses activités. Il avait d’ailleurs jusqu’à ce 3 novembre, date limite, pour mettre en place les procédures en vue de fermer ses portes. À l’époque, Bernard Brunelle, le futur gérant du Chenil, nous avait assuré qu’il mettrait tout en œuvre pour ne pas en arriver là… Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Nous sommes allés frapper à la porte de l’établissement remicourtois, sans prévenir. Le futur gérant en question, petit-fils de la première propriétaire, était absent… mais son oncle nous a tout de même ouvert les portes de l’endroit. «  Il a bel et bien introduit une nouvelle demande d’agrément, en précisant qu’il reprenait le chenil et qu’il faisait tout afin de remettre les infrastructures en ordre, pour répondre aux normes actuelles  », introduit Marcel. «  Des représentants du bien-être animal sont venus voir il y a moins de deux semaines. Nous, cela fait environ 2-3 mois qu’on est occupé à tout retaper. Nous attendons des nouvelles  », ajoute-t-il.

    Et, il faut reconnaître que cette visite à l’improviste nous donne une tout autre image de ce qui peut se lire sur les réseaux sociaux ou dans les archives de presse. Il faut dire, qu’en 2008, la police était descendue sur les lieux et avait saisi 170 chiens. À l’époque, comme il y a quelques mois d’ici, les locaux avaient été déclarés inadéquats à l’accueil des animaux. «  Certaines réclamations étaient justifiées et nous en étions responsables mais nous avons procédé à des aménagements dans nos installations  », avait commenté Bernard Brunelle, il y a un mois.

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    Ce jeudi, lors de la visite des lieux, nous avons pu constater que tous les boxes à chiens avaient été «  lissés  », comme cela est demandé par la loi. «  Pour ne pas qu’ils se fassent mal, on a tout recarrelé ou couvert les murs de plaques  », montre Marcel. «  L’électricité a aussi été entièrement revue. Les chiots et leur mère bénéficient de lampes chauffantes. Au sol, la paille des boxes est remplacée chaque jour. De même, on nettoie tout, y compris les allées, tous les jours…  » Et l’eau légèrement séchée du sol en atteste, comme la petite odeur de produits nettoyants dans l’air. Marcel poursuit sa visite : «  Chaque boxe est équipée d’évacuations, les barrières ont aussi été remplacées et renouvelées, certaines toitures… Il manque encore le sol d’une de nos allées principales. On a demandé une expertise : un professionnel doit tout refaire, recouler le béton puis le recouvrir d’une couche à base d’époxy  », détaille-t-il. À côté de ces boxes, divisés en différents lieux, un local est aussi réservé à la quarantaine, «  pour les chiens qui arrivent ici de l’extérieur, avant qu’ils ne soient directement mélangés aux autres  », ainsi qu’un autre, réservé aux soins vétérinaires.

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    Ce vendredi sonnait l’heure officielle de la fin du Chenil. Que comptait faire le propriétaire ? Marcel assure : «  On va continuer à s’occuper des chiens, en attente, on l’espère, d’une réponse favorable et d’un nouvel agrément dans les jours à venir. » Et de conclure : «  C’est aussi pour ça qu’on a accepté de vous montrer le Chenil, qu’on arrête de dire n’importe quoi, que des investissements y sont faits.  » Affaire à suivre, donc.

  • Chagall, cet adorable chien recherche une nouvelle famille.

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    Chagal vous attend au refuge de Cointe
    Croisé American Staff., Mâle
    [7 ANS 3 MOIS]

    Coucou les amis. Moi, c'est Chagall. Je sais, je suis impressionnant. pourttant, je suis un vrai sympa! Malheureusement, je suis ici car on n'avait plus le temps de s'occuper de moi.. je suis propre, encore plein de vie, affectueux et toujours content quand on me fait des caresses. venez me rendre visite, vous verrez que je dis vrai...

    Autres photos ICI

     

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  • Une aide de 500.000 euros aux refuges wallons. Il y a toujours plus d’abandons d’animaux...

    3.JPGFonctionnant grâce aux dons et à l’aide de bénévoles, les refuges pour animaux vont recevoir plusieurs milliers d’euros pour améliorer leurs infrastructures ou acheter du matériel.  

    « Les refuges wallons pour animaux sont malheureusement confrontés à une augmentation de leur fréquentation », constate Carlo Di Antonio, ministre wallon du Bien-être animal.
     
    Un appel à projets est donc lancé pour apporter un coup de pouce financier à ces établissements qui ne peuvent compter que sur les dons et l’aide des bénévoles pour recueillir plus de 26.700 animaux par an. Au niveau belge, le nombre d’abandons est de plus de 56.000 chaque année.
     
    Selon les dernières statistiques disponibles (2015), six chiens sur dix accueillis en refuge sont été trouvés sur la voie publique et quatre ont été déposés par leur propriétaire. Près de 25 % des chats ont été confiés directement au refuge et 75 % ont été ramassés dans les rues.
     
    « L’objectif de cet appel à projets est le développement du bien-être animal au sein des refuges », souligne le ministre Di Antonio.
     
    Les subventions octroyées devront servir à aménager des infrastructures ou l’achat de matériel. Concrètement, elles permettront de rénover les lieux où vivent les animaux, d’améliorer la qualité des soins vétérinaires, de remplacer du matériel usagé ou de créer des aires de jeux et de promenade pour que les pensionnaires puissent se dépenser au lieu de se morfondre dans leurs cages.
     
    Jusqu’à 6.000 euros
    Seuls les 90 refuges wallons agréés, répondant à de stricts critères en matière d’équipement, d’hygiène et de sécurité seront subsidiés. Le montant est fixé en fonction de la capacité d’accueil du refuge. Il est plafonné à 3.000 euros entre 15 et 25 animaux, 4.000 € jusqu’à 50 animaux, 5.000 € jusqu’à 75 animaux et 6.000 € au-delà.
     
    Les sommes seront ajustées en fonction du nombre de candidatures et de la qualité des dossiers introduits. Les candidats intéressés doivent entrer leur demande pour le 25 septembre au plus tard via un formulaire téléchargeable sur dianotonio.wallonie.be.
     
    Selon nos informations, l’enveloppe totale dégagée est de 500.000 euros.
    Au-delà du coup de l’aide financière apportée, le ministre Carlo Di Antonio déplore la proportion toujours plus importante d’animaux abandonnés par leurs propriétaires : « Accueillir un animal doit être un acte mûrement réfléchi, notamment au regard des contraintes et des coûts que cela peut représenter ».

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  • Helios vous attend au refuge SRPA de Cointe (Liège).

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    Salut tout le monde, moi c'est Helios, un magnifique saint bernard de presque 5 ans. Mon maître n'était plus capable de s'occuper de moi à cause de gros problèmes de santé. Je suis habitué à vivre en famille à l'intérieur, je ne souhaite donc pas être adopté par des personnes qui envisagent de me laisser dehors tout le temps : en effet, j'ai besoin de confort et d'affection. Bien qu'impressionnant dans ma cage, je suis très gentil. Il parait que j'adore regarder les oiseaux. Si vous êtes à la recherche de 88kg de bonheur, il faut absolument venir me rendre visite. J'ai hâte de vous rencontrer. A bientôt.

     

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  • Après plusieurs mois de recherches, Baptista est retrouvé!

    Alycia et Daisy ont vécu un week-end de Pâques bien particulier. Un petit miracle s'est produit dans cette famille d’Haine-Saint-Pierre. « Ce samedi, nous avons retrouvé Baptista, sain et sauf, après plusieurs mois de longues recherches », explique Daisy Detournay.

    Baptista est un petit chien de 13 ans. Ce croisé yorshire et griffon est arrivé dans le courant du mois de novembre au sein de la petit maisonnée des Detournay. « Depuis quelque temps maintenant, nous sommes devenus famille d'accueil pour les animaux », poursuit la maman. « Les animaux, c'est une passion depuis toujours et ma fille, Alicya, a également attrapé le virus. Elle a commencé à faire du bénévolat dans les Tom&Co à l'occasion des grandes collectes de nourriture destinées aux animaux des refuges, comme celui de Feluy, « Les Amis des Animaux ». L'accueil d'animaux est venu naturellement. Nous avons fait des premiers tests avec des chats avant de passer aux chiens. Le premier était Baptista. »

    Ce petit chien de 13 ans venait effectivement d'être abandonné de façon volontaire, avec son frère et sa sœur de 6 et 10 ans. Si les deux premiers animaux ont rapidement trouvé une famille, il n'en allait pas de même pour Baptista qui a du coup été placé provisoirement dans la maison de Daisy et Alycia. Tout se passait pour le mieux, jusqu’à trois semaines plus tard, le 23 novembre dernier. «  Nous étions en train de charger la voiture et nous ne l'avons pas vu filer », poursuit Daisy. « Il est passé entre nos jambes et nous n'avons pas su le rattraper. »

    Recherches et retrouvailles

    Très vite, les recherches commencent. La mère et la fille ont directement lancé une alerte sur les réseaux sociaux et ont ensuite distribué près de 400 tracts avec le signalement du chien ont été dispersés entre Haine-Saint-Pierre, Morlanwelz, ou encore La Louvière.

    « Nous commencions à désespérer... Nous cherchions encore, mais plus le temps passait plus nous craignons de ne pas le retrouver, surtout vivant. Nous nous couchions en nous demandant où il pouvait bien se trouver et nous réveillions en pensant à lui. »

    À chaque signalisation, les deux dames sautaient dans leur véhicule direction l'adresse indiquée. Bien souvent, il s'agissait de fausses pistes. Jusqu'au jour où on leur signale la présence d'un petit chien ressemblant à s'y méprendre à leur Baptista du côté de Houdeng.

    C’est un couple de vieilles personnes qui nourrissait le petit chien pendant tout ce temps. Suite une alerte sur « Pet Alert », Daisy et Alicya reconnaissent quasi instantanément, leur petit chien malgré son corps sale et amaigri.

    « Avec une équipe de bénévoles, nous nous sommes rendus dans les environs à l'heure indiquée par le couple de personnes âgées. Nous avons retrouvé notre Baptista intact. Il est entré dans la cage sans protester et est rentré à la maison où je l'ai lavé à trois reprises, brossé puis rasé. »

    Désormais, c'est au chaud et entre les bras de sa famille d'accueil que le petit vagabond attendra l'adoption. « C'est incroyable. Ce ne sont pas nos animaux mais on les aime comme tels ! Une chose est sûre : nous devons une belle chandelle aux personnes qui se sont occupées de lui pendant tout ce temps. Sans eux, il aurait pu partir bien plus loin et nous ne l'aurions pas retrouvé ! »

    Céline Paquet

    Info adoption, « Les Amis des Animaux ASBL » : 064/55.58.98.

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  • Cette chatte maltraitée et sous-alimentée s'est métamorphosée grâce à une femme au grand coeur. Découvrez cette belle histoire...

    Capture.JPGÀ 14 ans, Raggedy Ann faisait le même poids qu’un chaton de 4 mois. La pauvre chatte ne pesait même pas 1.5kg quand elle est arrivée à Saving One Life, une association qui sauve les animaux en détresse.

    Ann vivait dans un mobile home avec 40 autres chats et 2 chiens. La situation était horrible pour les animaux. La pauvre chatte a été secourue par Humane Society, une organisation de protection des animaux.

    « Quand la directrice et moi-même avons vu la photo, nos cœurs se sont brisés », a expliqué Brianne Youngberg qui travaille en tant que famille d’accueil pour Saving One Life.

    Capture2.JPG« Notre merveilleuse directrice était d’accord : [Ann] est la raison même pour laquelle Saving One Life existe. Mais elle m’a prévenue que, d’après la photo, j’allais plutôt donner des soins palliatifs. »

    Brianne a commencé à nourrir Ann avec de la nourriture pour chaton mélangé à de l’eau chaude afin que ce soit plus simple pour elle de manger et de digérer. La chatte avait été tellement sous-alimentée qu’il fallait que son système digestif s’habitue à la nourriture. Ann était si faible à cause de son atrophie musculaire qu’elle pouvait à peine lever la tête et rester debout. Brianne s’est assurée que la petite chatte soit confortablement installée. Elle lui a donc préparé un petit lit chauffé bien confortable.

    3.JPGEn seulement quatre mois, Ann a triplé son poids. Elle pèse aujourd’hui 4.5kg. Sa volonté de vivre est une vraie source d’inspiration. Contre toute attente, la chatte courageuse n’a jamais abandonné et a triomphé !

    Source : Love Meow / Saving Raggedy Ann- A Foster Story

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  • 1.130 plaintes en 2016 à la SRPA de Liège. 87 animaux ont finalement été saisis!

    Capture.JPGLe nombre de plaintes pour des animaux maltraités ne diminue pas. « Les gens sont de plus en plus sensibles à la détresse animale », nous explique-t-on à la SRPA.  

    La négligence et la maltraitance des animaux demeurent plus que jamais d’actualité. Les chiffres de 2016 à la SRPA de Liège le démontrent une fois de plus. En effet, pas moins de 1.130 plaintes sont arrivées au refuge au cours de l’année 2016. Et ce sont 87 animaux qui ont été saisis des suites de ces plaintes.
    Un chiffre élevé pour lequel Fabrice Renard, responsable du refuge et inspecteur principal de la SPA de Cointe, a une explication : « Ce phénomène de maltraitance a toujours existé, mais aujourd’hui, les gens sont de plus en plus sensibles à la cause animale et se rendent compte qu’il faut aider ces animaux en détresse. C’est pourquoi ils dénoncent de plus en plus . »
     
    Tout le monde peut porter plainte. La procédure reste ensuite la même, peu importe que le cas ait été signalé par un témoin visuel, le voisinage, des membres de la famille ou même le service de police. « Un premier contact téléphonique s’effectue avec le plaignant. On juge alors le degré de gravité selon l’état physique de l’animal, sa maigreur, les soins qui lui sont dispensés mais aussi l’abri dont il dispose », explique le responsable de la SRPA.
     
    Une fois évalué l’importance du danger encouru par l’animal, les inspecteurs effectuent une visite sur place. « Le problème, c’est que la SRPA ne joue qu’un rôle de médiateur entre le citoyen et la justice », continue Fabrice Renard. « On ne peut que constater les faits et signaler au particulier qu’il est en infraction pour qu’il rectifie la situation ». Si le problème persiste, c’est l’UBEA, le service de bien-être animal de la Région wallonne, qui est saisie. Un PV peut être rédigé avant la solution ultime : la saisie de l’animal. « On constate un meilleur suivi des autorités, notamment sur les petits délits qui sont davantage pris en compte », explique Fabrice Renard.
     
    Saisi, l’animal sera alors confié au refuge agréé le plus proche. Une fois le dossier clôturé au niveau judiciaire, l’animal pourra soit être réintégré chez son propriétaire sous des conditions strictes, soit être cédé au refuge qui tentera de lui trouver une nouvelle famille.
     
    Pour 2016 toujours, 2.103 chiens, et 2.087 chats ont été accueillis au refuge de Cointe, toutes causes confondues.

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  • Une « taxe refuge » à l’achat d’un chien! C’est l’un des projets sur la table du ministre Carlo Di Antonio.

    Capture.JPGLe ministre wallon du bien-être animal veut revoir les règles en matière d’élevage et de commerce de chiens en Wallonie. Parmi les propositions : limiter les grossesses pour les chiennes et éviter ainsi les « usines à chiots », imposer un agrément aux éleveurs particuliers dès la première portée, mais aussi créer une cotisation que paieraient les nouveaux propriétaires, et qui permettrait de financer les refuges d’animaux abandonnés.  

    En 2018, le ministre wallon Carlo Di Antonio, présentera son code wallon du bien-être animal. Un paquet de réformes pour adapter la loi de 1986 aux réalités actuelles. Parmi ces réformes, il y aura celle de l’élevage et du commerce de chiens en Wallonie. Carlo Di Antonio et son équipe ont soumis leur projet à l’avis du Conseil wallon du Bien-être animal, et ce dernier vient de rendre son rapport sur les différentes mesures.
    « Notre volonté est ainsi d’organiser l’élevage autour de gens sérieux, avec des agréments plus forts que ceux existants, même pour les éleveurs amateurs qui produisent tout de même des chiens à grande fréquence », explique Carlo Di Antonio.
     
    Le Ministre souhaite ainsi que chaque éleveur, même particulier, demande un numéro d’agrément et se déclare dès la première portée. Actuellement, aucun agrément n’est requis avec moins de trois portées par an. Le Conseil Wallon irait encore plus loin, en s’assurant que chaque chiot de sept semaines soit identifié et pucé.
     
    Les femelles verraient également le nombre de portées réduit : une fois par an, ou deux tous les deux ans. « Là, nous réfléchissons encore à la formule », souligne Carlo Di Antonio, qui entend aussi limiter le nombre de femelles reproductrices par élevage, pour mettre fin aux « usines à chiots ».
    Les éleveurs ne pourraient plus non plus multiplier les races commercialisées chez eux : elles seraient limitées en fonction du nombre de races élevées par l’éleveur lui-même. Plus question donc de vendre dix races différentes, de chiots achetés ailleurs, si on n’élève que des bouledogues… Et les commerçants ne pourraient plus vendre que 10 % de chiens venant d’autres élevages.
     
    LES éleveurs furax
    Une mesure qui fait grincer des dents Léonard Monami, président d'Andibel (fédération des commerçants d'oiseaux, d'animaux de compagnie et accessoires). « Si ça entre en vigueur, on peut arrêter notre commerce et licencier notre personnel. Moi je vends 800 chiens par an, alors que j’en élève 100. C’est la mort du secteur ».
     
    L’acheteur serait mieux protégé : la garantie actuelle, de 10 jours, passerait à 30 jours pour une série de maladies.
     
    Mais l’acheteur aurait aussi des devoirs. Carlo Di Antonio envisage une taxe, appliquée lors de la vente d’un chien ou d’un chat (les animaux les plus recueillis en refuges NdlR), qui serait versée par l’acheteur à un fonds, alimentant les refuges. « Sur 10 chiens achetés, au moins un finit dans un refuge, et ces endroits ne sont financés que par les dons. Il serait normal que, lorsqu’on achète un animal, on pense à celui qui va être abandonné via cette cotisation » . Quel en sera le montant ? Rien n’est fixé. Mais le Conseil wallon du Bien-être animal y est en tout cas favorable, et estime qu’elle doit aussi toucher les chiots achetés dans d’autres régions du pays, ou à l’étranger.
     
    Enfin, il y aurait un « quota » maximal de chiens pouvant être détenus par un ménage. « Il y a des cas extrêmes. Parfois, on découvre dans une maison modeste, avec un petit jardin, 35 chiens. Ce n’est plus possible » , rappelle le Ministre. Le code wallon du bien-être fixerait donc un maxima. « Et ceux qui souhaitent dépasser cette norme, devraient en faire la déclaration et demander une autorisation. Un petit contrôle permettrait alors de vérifier si la personne dispose des infrastructures adéquates pour un tel nombre de chiens », note le ministre.
     
    Si tous les indicateurs sont au vert, le code wallon du bien-être animal pourrait être présenté dans le courant de l’année prochaine, et être mis en application d’ici mi-2018.

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  • Noël des animaux: de moins en moins de dons. Le refuge de Vinalmont (Liège) n’a reçu qu’un sac de croquettes de 15kg.

    2.JPGLes animaux du refuge de la Société Protectrice des Animaux implantée à Vinalmont ont droit aussi à leur Noël. Malheureusement, les dons se font de plus en plus rares. Cette année, une seule personne a poussé les portes du refuge avec un sac de 15 kg de croquettes. C’est peu comparé à il y a 10 ans.  

    Mélanie est employée au refuge de Vinalmont (Wanze) depuis 11 ans. Depuis trois ans, elle constate une baisse de générosité du public à l’égard des petits protégés du refuge. « Je me souviens quand j’ai commencé à travailler ici, à Noël, nous recevions énormément de dons, de nourriture essentiellement. Certaines années, il pouvait y avoir jusqu’à 70 kilos de nourriture ».
     
    Cet hiver, une seule personne s’est manifestée à Vinalmont. Elle a déposé au pied du sapin un sac de 15 kilos de croquettes. C’est peu. À peine de quoi tenir une journée. Surtout en cette période où le centre affiche pratiquement complet avec 17 chiens, 6 chats, auxquels il faut ajouter deux béliers et deux boucs.
    « Les gens ont moins d’argent, je ne vois que ça » , avance Mélanie pour expliquer la raréfaction des dons de Noël. « Mais c’est un peu triste quand même. »
     
    L’an passé, au lendemain de la parution de notre article sur le même sujet, plusieurs personnes avaient effectué des dons. « Dans les jours qui ont suivi, nous avons reçu une trentaine de kilos de nourriture supplémentaire. Qui sait, peut-être aurons-nous la même chance cette année » , souffle Mélanie qui peut aussi compter sur l’aide inconditionnelle de la dizaine de bénévoles qui chaque semaine l’assiste dans l’entretien des cages ou encore le nourrissage des animaux. Quand ce n’est pas tout simplement pour promener les chiens, tous en attente d’une famille d’adoption. Parmi ces bénévoles, les membres de l’asbl hannutoise Inter-Actions, un service d’accompagnement pour adultes en situation de handicap.
     
    Dans la famille des chiens, le résident le plus ancien est Sam, un croisé boxer mâle de 2 ans et demi. Il est arrivé en avril dernier. Sur le site de la SRPA, Sam est décrit comme un grand chien plein d’énergie, doux et gentil avec l’homme, avec une tendance à fuguer. « Il lui faudra un jardin bien clôturé. Il saute au-dessus des clôtures d’1m20 et ouvre les verrous. »
     
    Enfin, on l’aura deviné, Sam aime les longues balades. Intéressé ? Le refuge est situé rue Roua, 6, à Vinalmont.

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  • L’horreur chez un éleveur de Bastogne: 8 bovins saisis! (+photos)

    Ce mercredi, une importante opération de saisie d’animaux s’est déroulée dans une ferme d’Isle-le-Pré, un village de l’entité de Bastogne. Huit bovins, très mal en point, ont été emmenés par deux ASBL de protection des animaux. Cette saisie fait suite à plusieurs plaintes et de nombreux problèmes sanitaires relevés lors de différentes inspections vétérinaires.

    «  Il y a eu plusieurs procès-verbaux, des mises en garde… Mais rien n’a jamais bougé. Cela fait de nombreux mois que l’Unité du Bien-être animal du SPW et l’AFSCA sont sur ce dossier  », explique Marie-Laurence Hamaide, la vice-présidente de l’association Animaux en Péril. «  De plus, cet éleveur n’a plus de statut IBR permettant de pratiquer la vente de ces bêtes. On se demande donc ce qu’il fait de tout son élevage…  » Voyant que l’éleveur ne prenait pas les mises en garde au sérieux, une saisie a été effectuée ce mercredi dans l’élevage bastognard. «  Nous avons récupéré huit bovins dont plusieurs veaux  », explique la vice-présidente de l’ASBL. «  Les bêtes saisies ont été choisies par les inspecteurs du SPW présents sur place. Ils ont sélectionné les plus mal en point mais il y avait encore environ 200 bêtes sur place. Dans la ferme, il y avait également un tas de cadavres à proximité de l’étable. Selon certaines sources, l’éleveur aurait laissé mourir des centaines de bêtes ces derniers temps.  »

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    Les bêtes saisies étaient à l’article de la mort. «  Tous les bovins emmenés étaient infestés de parasites internes et externes, comme la gale. Veaux et vaches souffrent également d’une diarrhée très aiguë. Il faut dire que la propreté des bêtes et de leur étable était difficilement acceptable ! Les vaches étaient couvertes d’une couche de boue et d’excréments. Elles étaient couchées dans une sorte de mélasse immonde. Sans parler de leur maigreur proche de la cachexie » (un affaiblissement profond de l’organisme, lié à une dénutrition très importante, Ndlr). Une des vaches souffre également d’une luxation du genou et d’une rupture du ligament. «  Et ce depuis plusieurs mois  », précise Marie-Laurence Hamaide. «  Nous allons peut-être devoir l’euthanasier. Les veaux ont été placés en quarantaine dans nos deux associations. Deux d’entre eux sont malingres et peinent à se mettre de bout. Ils ont dû être mis sous perfusion.  »

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    Après avoir effectué l’opération et soigner les bêtes saisies, l’ASBL se pose maintenant des questions concernant le reste de l’élevage. «  Tous les bovins ont besoin de soins. Aucune bête ne peut survivre dans ces conditions…  », conclut-elle.

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    Contacté par téléphone, l’Unité Bien-être animal du Service public de Wallonie était forcément au courant de cette saisie et du dossier à l’encontre de cette agriculteur. L’Uniteén’a néanmoins pas voulu commenter l’affaire pour la simple et bonne raison que le dossier est actuellement dans les mains du parquet. Une instruction est en cours à l’encontre de cet éleveur, nous confirme-t-on.

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    L’ASBL « Animaux en péril » a également annoncé qu’elle allait porter plainte contre l’éleveur bastognard. «  Nous nous portons partie civile devant le tribunal correctionnel  », assure Marie-Laurence Hamaide, la vice-président de l’association.