c'est désormais terminé!

  • Les animaux sauvages dans les cirques, c'est désormais terminé!

    Tigre-cirque_scalewidth_630.jpgLes tigres, les lions, les éléphants, les ours, les otaries..., dans les cirques en Belgique, c’est fini ! Le texte de loi est passé la semaine dernière au Moniteur. L’interdiction sera effective à partir de ce lundi 10 mars. Ce qui ne signifie toutefois pas la mort du cirque chez nous.

    «  Nous avons rencontré des gens amoureux de leurs animaux et il n’était nullement question de viser une profession. Il faut être très clair sur ce point  », insiste Bruno Cardinal. Il est conseiller scientifique auprès du conseil « Bien-être animal » au sein du SPF Santé publique. Un service qui est à l’origine de la loi parue au Moniteur belge vendredi 27 février dernier et qui interdit la détention des animaux sauvages à partir de lundi 10 mars prochain.

    Contrôles problématiques

    «  Depuis 2005, un arrêté royal détermine de façon stricte les conditions d’hébergement des animaux dans les cirques. Cela visait essentiellement les animaux sauvages qui ont bien souvent besoin de plus d’espace  », rappelle M. Cardinal. «  Suite à cet arrêté, la ministre de la Santé publique, Mme Onkelinx nous a demandé d’effectuer des contrôles réguliers. Contrôles qui ont régulièrement débouché sur des constats problématiques. Nous en avons fait rapport à la ministre. Que fallait-il faire ? Assouplir les normes de 2005, à l’encontre de l’avis des experts qui souhaitent des espaces comparables à ceux des jardins zoologiques ou en arriver à l’interdiction qui entrera en vigueur lundi  ? »

    Allez au zoo !

    Comme l’a déjà fait l’Autriche et comme sont en train de le prévoir le Royaume-Uni et les Pays-Bas, la Belgique a opté pour l’interdiction des animaux sauvages, principalement les tigres, lions et les éléphants.

    «  J’ai des enfants, je sais que c’est gai pour les petits comme pour les grands de voir ces animaux de près. Mais, pour les experts, cet aspect éducatif qu’avaient les cirques auparavant en allant de village en village et de ville en ville, est dévolu aujourd’hui aux zoos  », poursuit M. Cardinal.

    Les étrangers aussi

    Quand on demande au SPF « Bien-être animal », une estimation du nombre d’animaux concernés par cette nouvelle loi, combien d’animaux vont devoir quitter leur cirque, Bruno Cardinal répond : «  À notre connaissance, il n’y a plus d’animaux sauvages appartenant à la vingtaine de cirques belges. La plupart d’entre eux louaient désormais ces numéros. C’est ainsi que j’ai récemment eu un contact avec un dresseur de fauves allemand qui souhaitait savoir où en était notre législation avant de signer ses contrats pour 2014 avec différents cirques belges  », explique M. Cardinal. Ce qui implique que les cirques étrangers de passage chez nous devront laisser leurs animaux sauvages à la maison. (La Meuse.be - Pierre Martin)