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  • Quatre lions de l’Atlas saisis dans un cirque à Fléron (Liège) (+vidéo)

    cirque, animaux, fléron, lion cirqueBranle-bas de combat, lundi matin, lorsque les polices locale et fédérale ont investi les installations du cirque «Franco Canadien» installé rue Charles de Liège à Fléron. Le service public fédéral «Bien-être animal» agissait suite à plusieurs plaintes déposées à l’encontre de ce cirque. Au SPF, on estime avoir appliqué la loi en vigueur depuis le 10 mars 2014 mais on comprend l’émotion engendrée par la saisie.

    « Ils sont arrivés, vers 10 heures, pour saisir les animaux », explique Simon Dubois, le patron du cirque Franco Canadien. « Il fallait voir le déploiement policier engagé sur les lieux. Pire que pour l’arrestation d’un grand criminel… Nos animaux sont bien traités. Les quatre lions de l’Altlas qu’ils ont embarqués, des animaux très rares, étaient comme nos enfants. Ils sont nés chez nous. Mon fils, leur dresseur, les a nourris au biberon. Ils ont grandi dans nos caravanes. Depuis ce matin (lisez lundi, NDLR), mon fils, est inconsolable. Il pleure toutes les larmes de son corps. Nous sommes Français et, chez nous, la détention de lions dans un cirque est permise. Nous travaillons dans ce cirque depuis quatre générations. Les policiers nous ont juste permis de dire au revoir à nos animaux avant de les emmener. Ces lions, c’est le clou de notre spectacle. Les enfants les adorent. Nous travaillons en Wallonie six mois par an et cette nouvelle législation en Belgique va tuer les cirques. C’est à notre gagne-pain que l’on touche ».

    Du côté du service public fédéral et de la police, on se félicite du bon déroulement de l’opération. « Tout le monde a bien collaboré et nous remercions les exploitants du cirque pour ne pas avoir opposé de résistance. Durant la saisie, ils étaient très tristes lorsque nous avons emmené leurs animaux et on les comprend… ».

    Les lions ont été emmenés au Natuurhulpcentrum à Opglabbeek. Lundi, sur le coup de 16 h 30, les animaux – ils avaient été endormis par seringue hypodermique – sortaient de leur sommeil pour découvrir leur nouvel environnement. « Ce centre est un lieu de transition », expliquait Élisabeth Bernard, la vétérinaire en charge de la saisie. « Le SPF est compétent pour décider de l’avenir de ces quatre lions. Trois solutions existent: la restitution sous conditions et/ou sous caution, la donation en pleine propriété à une association ou à une personne ou l’euthanasie. Même si je n’ai pas encore pris ma décision, l’euthanasie est ici exclue. Il existe des contacts entre ce centre d transition et d’autres associations chargées de ramener les animaux sauvages en Afrique où ils terminent leur vie dans de très grands parcs où ils vont trouver des conditions de vie un peu semblables à celles d’un milieu naturel ».

    Le SPF dispose de deux mois pour décider de l’avenir de ces quatre lions. Mais il y a fort à parier que le couperet tombera rapidement. Plusieurs autres animaux, un alpaga, un yak et des chevaux, étaient visés par ce contrôle mais il n’y avait pas d’infraction. Ce cirque était suivi, de très près, par le SPF depuis plusieurs années.

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  • Les animaux sauvages dans les cirques, c'est désormais terminé!

    Tigre-cirque_scalewidth_630.jpgLes tigres, les lions, les éléphants, les ours, les otaries..., dans les cirques en Belgique, c’est fini ! Le texte de loi est passé la semaine dernière au Moniteur. L’interdiction sera effective à partir de ce lundi 10 mars. Ce qui ne signifie toutefois pas la mort du cirque chez nous.

    «  Nous avons rencontré des gens amoureux de leurs animaux et il n’était nullement question de viser une profession. Il faut être très clair sur ce point  », insiste Bruno Cardinal. Il est conseiller scientifique auprès du conseil « Bien-être animal » au sein du SPF Santé publique. Un service qui est à l’origine de la loi parue au Moniteur belge vendredi 27 février dernier et qui interdit la détention des animaux sauvages à partir de lundi 10 mars prochain.

    Contrôles problématiques

    «  Depuis 2005, un arrêté royal détermine de façon stricte les conditions d’hébergement des animaux dans les cirques. Cela visait essentiellement les animaux sauvages qui ont bien souvent besoin de plus d’espace  », rappelle M. Cardinal. «  Suite à cet arrêté, la ministre de la Santé publique, Mme Onkelinx nous a demandé d’effectuer des contrôles réguliers. Contrôles qui ont régulièrement débouché sur des constats problématiques. Nous en avons fait rapport à la ministre. Que fallait-il faire ? Assouplir les normes de 2005, à l’encontre de l’avis des experts qui souhaitent des espaces comparables à ceux des jardins zoologiques ou en arriver à l’interdiction qui entrera en vigueur lundi  ? »

    Allez au zoo !

    Comme l’a déjà fait l’Autriche et comme sont en train de le prévoir le Royaume-Uni et les Pays-Bas, la Belgique a opté pour l’interdiction des animaux sauvages, principalement les tigres, lions et les éléphants.

    «  J’ai des enfants, je sais que c’est gai pour les petits comme pour les grands de voir ces animaux de près. Mais, pour les experts, cet aspect éducatif qu’avaient les cirques auparavant en allant de village en village et de ville en ville, est dévolu aujourd’hui aux zoos  », poursuit M. Cardinal.

    Les étrangers aussi

    Quand on demande au SPF « Bien-être animal », une estimation du nombre d’animaux concernés par cette nouvelle loi, combien d’animaux vont devoir quitter leur cirque, Bruno Cardinal répond : «  À notre connaissance, il n’y a plus d’animaux sauvages appartenant à la vingtaine de cirques belges. La plupart d’entre eux louaient désormais ces numéros. C’est ainsi que j’ai récemment eu un contact avec un dresseur de fauves allemand qui souhaitait savoir où en était notre législation avant de signer ses contrats pour 2014 avec différents cirques belges  », explique M. Cardinal. Ce qui implique que les cirques étrangers de passage chez nous devront laisser leurs animaux sauvages à la maison. (La Meuse.be - Pierre Martin)