fauconneau

  • Yvoir : Trois petits faucons pèlerins volés dans leur nid !

    Capturer.JPGLe braconnage touche aussi les rapaces. Dimanche passé, trois fauconneaux ont été volés dans leur nid, situé sur une falaise à Yvoir près de Dinant, dans la réserve naturelle de Champalle. Le site est bien connu pour abriter un couple nicheur de faucons pèlerins depuis 2013. Il est suivi de manière régulière par les ornithologues d’Aves, le pôle ornithologique de Natagora. Au printemps, trois fauconneaux étaient nés : ils ont disparu ! « C’est scandaleux ! », s’exclame Pierre Mossoux, porte-parole de Natagora. « Nous devions baguer ces fauconneaux lundi, mais, dimanche, un individu les a emportés. Ils avaient 20-25 jours et ne devaient quitter le nid qu’une semaine plus tard. »

    Les faits ont sans doute été commis dimanche passé. « Car ce jour-là, des riverains ont vu un gars descendre en rappel vers le nid », explique M.Mossoux. « Ils l’ont interpellé mais celui-ci a prétendu qu’il faisait partie du club alpin. On n’a pas encore réussi à l’identifier... »

    4.000 € LE FAUCONNEAU!

    Pour Natagora, il ne fait aucun doute que ces oiseaux ont été volés pour alimenter un trafic. « Les fauconniers sont de plus en plus nombreux en Belgique », poursuit-il.  « Le faucon pèlerin est fort utilisé en exhibition, aux fêtes médiévales, aux kermesses... Nous sommes contre ces  exhibitions : alors que ce sont des animaux nocturnes, on les expose au grand jour. Ces oiseaux peuvent aussi partir vers l’Arabie Saoudite ou le Pakistan, où ils sont encore utilisés pour la chasse. »

    Selon M. Mossoux, un fauconneau peut se négocier jusqu’à 4.000 euros !  « C’est le rapace le plus rapide au monde : il fond sur sa proie à près de 400 km/h ». Parmi les trafiquants, on trouve aussi des collectionneurs d’œufs. Le faucon pèlerin, devenu très rare en Belgique dans les années 70 (à cause des pesticides, entre autres) a aujourd’hui recolonisé notre pays. On estime à environ 400 le nombre de faucons pèlerins vivant en liberté en Belgique et entre 300 et 400 maintenus en captivité.

    Le coupable risque très gros. Pour la capture d’un tel oiseau, qui est protégé, il risque une peine de prison (de 8 jours à 6 mois) et/ou une amende qui va de 100 à 100.000 euros. Agents de la DNF, unité anti-braconnage et police de l’environne- ment travaillent ensemble sur cette enquête. Un relevé ADN sur les plumes de la mère, retrouvées dans le nid, a été effectué.

    Imprimer Catégories : Faits divers