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  • Fléron (Liège): «Ce coq était un vrai cauchemar, il me réveillait toutes les nuits»

    Capturer.JPGSamedi dernier, nous vous relations l’histoire d’Elena, une Fléronaise qui avait dû se séparer de son coq suite à une décision de justice parce que son voisin ne supportait plus de l’entendre chanter. Aujourd’hui, ce dernier a voulu nous donner sa version des faits.

    A l’automne 2013, cette quinquagénaire décidait d’acheter un coq « en souvenir de son père » et l’installait avec ses quelques poules dans le poulailler situé au fond de son jardin, au centre de Fléron.

    Nous vous contions, il y a une semaine, son émotion d’avoir dû se débarrasser du volatile car un de ses voisins avait entamé et gagné une procédure devant le juge de paix. Cette affaire aura en outre coûté cher à la quinquagénaire, traductrice, puisqu’elle a été condamnée à s’acquitter des 900 euros de frais de justice.

    Pour le voisin, concerné, Patrick Gryffon, c’était, explique-t-il, « la dernière solution », après avoir vu interrompre chacune de ses nuits par le chant du coq. « Elle est arrivée avec ce coq à l’automne, et le voisinage s’est de suite rendu compte que ça allait être un cauchemar », explique-t-il. « Le poulailler est à 30 mètres de la fenêtre de ma chambre, et l’animal chantait à tue-tête à 3h30, 4h, 4h30,… Ca n’arrêtait pas, impossible de ne pas être réveillé ! ».

    Le voisin dit avoir voulu régler cela à l’amiable, en allant à plusieurs reprises trouver la quinquagénaire pour lui demander de trouver une solution : « j’ai fini par les chercher moi-même, les solutions. Il y avait moyen d’obscurcir le poulailler, ou d’apposer quelque chose sur le cou du coq, ainsi que je l’avais vu sur le site internet de l’association Gaia. Je n’étais pas agressif, je voulais juste qu’on trouve une solution pour que ce coq ne réveille plus tout le voisinage… Je voulais dormir toutes mes nuits comme j’ai le droit de le faire ».

    D’après ce voisin, ces démarches à l’amiable auprès de la quinquagénaire n’auraient pas eu l’effet escompté : « quand elle m’a répondu que les coqs étaient là avant les humains, et que ce n’étaient pas à eux de s’adapter à nous mais bien le contraire, je me suis dit que ça allait durer ».

    Une pétition de 10 signatures de voisins a été remise aux autorités communales, et le tapage nocturne a été sanctionné par une sanction administrative.

    Finalement, le juge de paix a visité les lieux, et la voisine a fini par se débarrasser de l’animal après 7-8 mois de démarches…« ce qui fait 200 nuits à être réveillé plusieurs fois », note Patrick Gryffon, qui est heureux aujourd’hui d’avoir retrouvé de vraies nuits de sommeil.