fusillades à forest

  • Fusillades à Forest (Bruxelles): un chien envoyé en éclaireur avec une caméra dans le terrain vague où était caché un suspect.

    164195091_B978128217Z.1_20160316095033_000_GVU6DBU5H.1-0.jpgAu cours du siège de la rue du Dries, à Forest, les téléspectateurs ont pu constater la présence de chiens policiers. L’un d’eux a été envoyé en première ligne dans un terrain vague où un suspect s’était retranché. Son rôle : aider les forces spéciales à préparer l’assaut. Un travail capital !

    C’est l’une des images fortes des incidents de Forest. Alors qu’un homme toujours retranché dans l’habitation où a eu lieu la fusillade, un second est retranché dans un terrain vague proche de l’habitation. Pour le localiser plus précisément, un chien policier muni d’une caméra est envoyé dans ce terrain vague. Le chien a dû rebrousser chemin sous les coups de feu de l’homme retranché.

    Un animal rodé à l’exercice. Sa mission : il doit prendre le plus d’images possible, en entrant lentement dans les pièces ou les zones suspectes, en effectuant des tours sur lui-même, pour permettre aux policiers qui reçoivent les images en direct transmises par une petite caméra, d’évaluer le danger, d’estimer ce qu’il se passe et de mettre au point un protocole avant de donner un éventuel assaut. L’animal n’a pas de gilet pare-balles. Il risque donc sa vie dans l’opération. D’ailleurs, à Forest, il a dû rebrousser chemin car le suspect lui tirait dessus.

    Ils risquent leur vie

    Ces « chiens-caméra », on les voit peu, mais leur travail est primordial. Ce sont notamment eux qu’on descend en rappel, dans certaines catastrophes naturelles, dans les puits, etc., pour servir d’éclaireurs et permettre de voir les lieux, de voir comment se portent les éventuelles victimes, l’arsenal dont disposent des personnes lors d’un fort Chabrol… « C’est un bon moyen de savoir ce qui se passe à l’intérieur, sans risquer de vie humaine », nous explique un policier.

    Ce chien fait partie des 120 chiens qui travaillent au sein de la police fédérale. Des bergers malinois pour la plupart, mais aussi des springer spaniels et des border collies. Des animaux considérés comme des « choses », puisqu’ils n’ont pas de statut particulier au sein de la police.

    Leur sélection est stricte, leur entraînement aussi. Un chien peut travailler en moyenne une dizaine d’années. Ils sont habitués à intervenir dans des situations d’urgence et reçoivent des récompenses, mais pas en nourriture. D’ailleurs, ils ne se nourrissent que de croquettes et de nourriture premium. Chez nous, un seul chien est mort en service. C’était Baika, une femelle berger allemand de 6 ans, qui avait contracté une infection lors d’une perquisition dans le cadre d’une enquête pour stupéfiants.