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  • La jument aspirée et engloutie dans un trou à Bois-de-Villers (Profondeville) !

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    Les fortes précipitations qui se sont abattues vendredi et samedi ont causé la mort d’une jument, samedi, à Bois-de-Villers (Profondeville). Le sol de la prairie, probablement traversé par un ruisseau souterrain, s’est affaissé.

    La jument déambule dans son pré situé rue Binamé Bajart à Bois-de-Villers sous une pluie battante. Il est 17h30. Soudain, elle va être littéralement aspirée et engloutie dans un trou qui s’est ouvert subitement sous ses sabots. Une scène d’horreur ! Et une épreuve terrible pour sa propriétaire, visiblement très choquée. « D’autant qu’elle n’a absolument rien à se reprocher », nous expliquent les pompiers de Namur.

    « La bête est tombée dans un trou qui n’existait pas avant les pluies. L’animal a dû auparavant passer des dizaines de fois à cet endroit, dans le bas du terrain, sans problème. Mais des précipitations très fortes ont fragilisé le sol, transformé en mare de boue. Nous pensons qu’une rivière souterraine passe en dessous de la prairie. C’est à cause de cela que le trou s’est formé car le sol s’est complètement affaissé. On ne voit pas cela souvent ! L’animal était coincé la tête la première dans le trou béant.»

    UN CAMION-GRUE ET DES SANGLES

    La jument était dans ce pré depuis près de 2 ans. Il s’agissait d’un cheval relativement âgé qui jouissait là d’une retraite paisible. En attendant l’arrivée des pompiers de Namur, un vétérinaire a directement été appelé auprès de l’animal. Voyant que la situation était désespérée, il n’a pas eu d’autre choix que d’euthanasier la malheureuse jument.

    Le cheval était englué dans la boue. Il étouffait lentement», reprennent les pompiers de Namur. « Nous avons dans un premier temps tenté de le sauver. Nous avons utilisé un camion-grue, passé des sangles en dessous du cheval. Il était encore vivant à ce moment. Mais nous n’avons pas pu le sortir de là... »

    « L’âge avancé de la jument a sans doute influencé le choix d’un de mon collègue vétérinaire d’abréger les souffrances de cette jument, en accord avec la propriétaire », explique une vétérinaire qui habite dans la rue où paissait le cheval.

    Un très long travail a alors commencé pour les pompiers namurois pour extraire le corps de sa funeste position. Après de très longues minutes et plusieurs tentatives, la jument, un animal d’environ 500 kilos, était sortie du bourbier sous les yeux de sa jeune propriétaire.

    Imprimer Catégories : Faits divers