Unique en Belgique ! Une thérapie canine pour les enfants à l'hopital.

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Ce mardi après-midi, à l’arrière de la Citadelle, il y a une petite effervescence. Des enfants hospitalisés en pédopsychiatrie se préparent à effectuer une séance de canicross. La pratique de la cynothérapie existe depuis 15 ans au CHR. Grâce à l’asbl Un chien pour sourire, l’hôpital est le seul en Belgique à utiliser cette méthode, qui apporte de la joie et des moments d’évasion aux enfants.
 
Chantal Vanberg, infirmière en chef dans le service de pédiatrie et responsable de l’association : « On nous demande de plus en plus la présence des chiens, car ils sont utiles pour les enfants. Avec le canicross, encadré par des éducateurs, ils vont effectuer des tours de l’hôpital. Le chien devient un moteur, pour les motiver à courir et faire du sport. Certains peuvent se contenter de marcher. »
 
Les sessions sont proposées une fois par semaine, aux enfants qui séjournent longtemps à l’hôpital, dès l’âge de quatre ans. Il n’y a aucune obligation, mais ceux qui se lancent dans l’aventure en ressortent heureux. « Beaucoup ont des chiens à la maison, ça leur permet de retrouver un peu de leur chien, détaille Pascal Betremieux, éducateur canin. Grâce à l’exercice, ils sortent aussi de leur chambre et changent un peu d’air… »
 
Les 17 chiens sont spécialement formés à cet exercice, pour être calmes avec les enfants mais aussi pour être habitués à l’environnement hospitalier et ses bruits. Car certains ne restent pas qu’en extérieur et rentrent dans l’hôpital…
 
Deux fois par semaine, les petites bêtes pénètrent à l’intérieur du CHR. Mais pas n’importe lesquels : ceux qui ne perdent pas leurs poils. Les chiens sont par ailleurs nettoyés avant chaque visite et les soins sont réguliers.
 
Dans un petit local coloré, Chantal Vanberg et les membres de l’asbl proposent des séances de prévention aux morsures et de contact avec les chiens. On y explique comment se comporter avec l’animal et on le câline abondamment. « C’est parfois très émouvant, il y a certains parents qui peuvent pleurer. Le contact avec l’animal est parfois indescriptible… »
 
Ce mardi, Benjamin effectuait sa première séance. Lui qui avait pourtant peur des chiens se retrouve avec une petite boule de poils nommée Pikatchu sur les genoux : « Je suis content de pouvoir les toucher sans qu’ils soient agressifs. Ici, j’ai confiance avec les éducateurs. Ça fait du bien, ça permet de s’évader. »
 
Les enfants ressortent émerveillés du local, ayant oublié pendant un instant leurs tracas...

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