Forchies-la-Marche (Fontaine-L’Evêque): Zack a été attaqué par un amstaff. La propriétaire de l’american staff qui ne reconnaît pas l’incident.

1031220914_B978832870Z.1_20160602151536_000_GOP6U3VIL.1-0.jpg

Cédric est dévasté. Son petit chien Zack est à l’agonie, mordu sauvagement par un american staff, il y a dix jours maintenant. Depuis, Cédric court entre les soins du vétérinaire, les factures à payer et la propriétaire de l’american staff qui ne reconnaît pas l’incident.  

Les faits se sont passés le lundi 23 mai. Cet habitant de Forchies-la-Marche (Fontaine-L’Evêque), promenait tranquillement son chihuahua dans la rue Vandervelde lorsqu’un american staff a déboulé. L’animal s’en est pris directement au petit chien, l’attrapant par le collet. « Il a hurlé. J’ai tenté de lui faire lâcher prise en lui mettant des coups de pied », se souvient Cédric. Les cris ont ameuté les voisins.
 
« La maîtresse de l’amstaff est arrivée. Elle m’a d’abord dit d’arrêter de donner des coups de pied au chien. Et puis un de ses amis est parvenu à séparer les deux bêtes », raconte le jeune homme, les larmes aux yeux. L’état de Zack est alors très préoccupant. « Il ne bougeait plus et saignait très fort. Notre priorité, c’était de le faire soigner ».
 
Zack s’en sortira. Mais il est salement arrangé. Les blessures sont importantes et les soins quotidiens chez le vétérinaire sont obligatoires pour nettoyer les plaies. « Ça fait maintenant dix jours et il ne sait toujours pas marcher. Il est très calme. Très courageux pendant les soins… », explique la maman de Cédric. « Je n’en reviens pas de ce qu’il lui est arrivé. Ça faisait seulement quatre jours que je l’avais. C’était le petit chihuahua de ma maman. Elle me l’a donné… », se lamente Cédric.
 
En attendant, Cédric est aussi très ennuyé par les factures qui s’accumulent. « J’en suis pour l’instant à plus ou moins 800 euros de frais pour les soins, les radios, etc. Sans compter les kilomètres tous les jours ». Et évidemment rien n’est remboursé. « C’est à la maîtresse de l’amstaff à payer ces frais. C’est sa responsabilité. Mais elle nie, elle dit qu’il n’est pas à elle », s’énerve Cédric qui craint aussi pour la sécurité des riverains. « Imaginez que ce chien dangereux se balade librement dans la rue. Il faut penser aux enfants… »
 
Cédric est allé porter plainte à la police. « Mais ils m’ont renvoyé en disant que c’était du civil et non du pénal. Et la justice de paix m’a dit qu’ils ne s’occupaient pas des chiens écrasés… Personne ne veut m’aider ! »
 
La maîtresse conteste
Nous avons pu rencontrer la propriétaire de l’amstaff chez elle. La dame est contrariée, et s’énerve : « Ce n’est pas mon chien. Je vous le jure, je ne suis pas une menteuse. Personne n’a l’air de me croire, mais j’ai une petite fille de 2 ans et un petit-fils de 13 ans, jamais je ne prendrais un tel chien chez moi. J’en ai peur en plus ! », nous affirme-t-elle. Alors comment expliquer que l’american staff… était chez elle ? « Il rentrait tout seul par la cour arrière qui est toujours ouverte… Et oui, j’ai eu un peu pitié et je l’ai nourri pendant trois jours avant les faits. », dit-elle encore.
 
Le chien a été emmené par la SPA. « On m’a dit que je ne pouvais pas le nourrir comme ça. J’ai téléphoné à la SPA après l’accident et ils sont venus le chercher. Mais la puce n’est pas à mon nom puisque ce n’est pas mon chien ».
 
L’amstaff est à la SPA de Charleroi
 
2.JPGDu côté de la SPA, on nous confirme que la puce de l’amstaff renvoie bien à l’adresse de la propriétaire, mais pas à son nom. Ce chien avait en fait été saisi une première fois à cette même adresse en 2011. Il avait alors été remis à l’adoption par la SPA. Et la nouvelle adoptante l’a ensuite rendu… à son premier propriétaire et donc toujours à l’adresse de la propriétaire actuelle où il avait été saisi. Ce n’est donc pas un chien si errant que cela…
Par ailleurs, la SPA nous dit ne pas avoir eu de souci avec ce chien : « Il ne peut pas être condamné simplement parce qu’il n’est pas sociable avec les autres… »
 
Le bourgmestre aussi a été mis au courant de l’accident. « J’ai pris contact avec les deux parties. La dame refuse en effet de reconnaître sa responsabilité. Mais si le chien était bien sous son toit et si elle le nourrissait, elle en est responsable et devait prendre ses dispositions », explique Noël Van Kerkhoven. Il est important de rappeler que l’american staff entre dans la catégorie des chiens considérés comme dangereux en Belgique et doit donc, sur la voie publique, être tenu en laisse et muselé. « Lundi, j’ai rendez-vous avec la chef de corps de notre police et nous verrons comment nous pouvons orienter ce monsieur pour qu’il récupère les frais des soins ».
Imprimer Catégories : Faits divers

Commentaires