12 chiennes bloquées à la SPA depuis mai. Une procédure au Conseil d’état empêche leur adoption.

48368559_262486297759498_550896883619332096_n.jpgLa saisie de 151 chiens chez un éleveur à Remicourt, en mai, est encore dans les mémoires. Plus de six mois après l’intervention spectaculaire des inspecteurs du bien-être animal du SPW au chenil, les animaux saisis sont bloqués dans les refuges. À cause d’une procédure au Conseil d’État, ils ne peuvent pas être mis à l’adoption. À la SVPA de Stembert, douze chiennes sont concernées et ne peuvent pas quitter l’établissement.  

Les places se font de plus en plus rares à la SVPA de Stembert. Les cages pouvant accueillir les chiens et les chats sont presque toutes occupées et le personnel est dépassé. « Cela devient de plus en plus compliqué d’accueillir des pensionnaires », constate Danielle Janssens, vice-présidente de la SPA.
 
Une douzaine de cages destinées à des chiens sont en effet occupées depuis le mois de mai par des chiennes issues d’une saisie chez un éleveur à Remicourt qui ne disposait pas d’un permis d’environnement adéquat pour détenir autant de canidés. Le hic, c’est qu’une procédure a été introduite au Conseil d’État et que ce dernier a décidé de suspendre la saisie. En pratique, les animaux ne peuvent pas être restitués au chenil, mais ils ne peuvent pas non plus être mis à l’adoption ou commercialisés. Dès lors, ils sont bloqués, depuis plusieurs mois dans les refuges qui les ont accueillis.
 
« Douze chiennes de grande taille et de cinq races différentes sont chez nous… Elles occupent des cages, on doit les soigner, les nourrir. Cela représente une certaine charge de travail et des coûts supplémentaires. Comme on n’a accueilli que des femelles, on voulait les faire stériliser mais ce n’est malheureusement pas possible, puisque la saisie est suspendue et que nous ne souhaitons pas nous mettre dans l’illégalité», explique la vice-présidente de la SVPA, qui regrette que ces animaux ne puissent pas trouver de famille aimante en raison d’une procédure. « Lorsqu’ils sont arrivés, les chiens n’étaient pas tous en bon état. Ils vivaient à six dans 2m 2 et étaient nourris de pain et d’eau. Certains n’étaient jamais sortis et ils n’étaient pas du tout sociabilisés », se souvient Danielle Janssens.
 
Si la vice-présidente espère qu’une solution sera trouvée d’ici la fin de l’année, comme l’a indiqué le ministre Di Antonio interrogé à ce sujet au Parlement par Jenny Baltus Möres, elle espère qu’ils ne seront pas rendus à leur propriétaire.
 
« Si ça devait être le cas, on réclamerait à l’éleveur le prix de la pension, soit 10 € par jour et par chien » assure la vice-présidente la SPA. Une facture qui pourrait donc largement dépasser les 25.000 € mais qui pourrait ne pas être prise en charge par le propriétaire s’il s’avérait que la saisie est illégale.
 
Qui donc prendrait en charge ces frais astronomiques alors que l’on sait que le budget du refuge stembertois est relativement limité ? « On fonctionne essentiellement sur base de dons et de legs auxquels il faut ajouter une dotation annuelle d’environ 30.000 € des zones de police avec lesquelles nous travaillons ».
 
Certains ont tendance à l’oublier, mais le prix d’adoption d’un animal, 100 € pour un chat et 240 pour un chien, ne couvrent pas l’ensemble des frais de soins, de stérilisation, d’hébergement, de nourriture ou encore de vétérinaire.

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