Faimes/Liège: Un logement d’urgence pour les animaux. Il s’agit du premier abri d’urgence pour animaux du pays.

Captured.JPGAnimal sans toit va construire trois abris d’urgence pour les animaux. Les pompiers de Animal Rescue Team y auront accès tous les jours, de nuit comme de jour. Ce serait une première en Belgique !  

D’ici l’été 2019, le refuge Animal sans toit à Faimes va s’agrandir. Il a récemment fait l’acquisition d’une ferme voisine, délabrée, rue de Huy 204. « L’objectif est de la raser et d’en faire un hangar similaire à celui que nous avons déjà sur le site principal », décrit Fabrice Renard, vice-président de l’association. Avec sa petite dizaine de bénévoles, le refuge compte retaper entièrement la ferme pour en faire un logement d’urgence, notamment. « Nous collaborons déjà avec les pompiers de Hesbaye, spécialisés dans le sauvetage de gros animaux, pour les former. Prochainement, l’association va aménager la ferme pour en faire trois boxes. Ils seront dédiés aux animaux sauvés par les pompiers lors des interventions délicates », explique Fabrice Renard. Si, à présent, les pompiers de Hesbaye sont formés à ce type d’intervention, ils ne disposent pas toujours d’un logement pour l’animal sauvé. Dans le cas de la fuite d’un cheval ou d’une vache, la tâche peut s’avérer particulièrement difficile si le propriétaire n’est pas retrouvé tout de suite. « C’est à cela que serviront les abris. Ils feront trois mètres sur six. Les pompiers y auront accès facilement, même la nuit. Le principe est semblable à celui des logements d’urgence pour les humains », précise Fabrice.
 
Manque de fonds
Ces logements permettront de mettre les animaux en quarantaine afin d’éviter une éventuelle contamination des autres pensionnaires. Ils s’adresseront aux moutons, chevaux et bovins. Une fois placés, les animaux seront pris en charge par le refuge, qui leur procurera les soins nécessaires et poursuivra la recherche des propriétaires. « Il y a quelques semaines, les pompiers ont intercepté un cheval se baladant sur l’autoroute. Ils n’ont pas retrouvé le propriétaire et il a fallu improviser. A l’avenir, le logement d’urgence empêchera cette situation. On ne peut pas toujours compter sur les autres fermes car héberger un animal peut causer des problèmes sanitaires », étaye Fabrice.
 
L’association bénéficie de subsides de la région wallonne pour financer le logement d’urgence et un van de transport pour les pompiers. Ce van sera adapté aux gros animaux, les chevaux notamment. Pour l’instant, les installations restent sommaires car provisoires. L’association a récemment investi 500.000 € dans son autre infrastructure. Mais les gros travaux de la ferme ne pourront pas commencer tout de suite par manque de fonds.
 

Commentaires