Aywaille (Liège) - Bien-être animal - ours polaires: Bardot soutient Wolf Eyes

Capture.JPGEn août dernier, Jean-Michel Stasse, le président de l’association Wolf Eyes, avait suscité le tollé en réalisant et en publiant, sur internet, une vidéo montrant un des ours polaires du Monde Sauvage d’Aywaille en train de faire les cent pas dans son enclos, la langue pendante, sous un soleil de plomb. « Il n’y a aucune ombre », avait commenté le militant aqualien. « Ils ne vont même pas nager dans leur bassin car l’eau est trop chaude. Les gardiens les arrosent ou leur donnent de la nourriture dans des glaçons mais c’est insuffisant . »
 
À la suite de ces images, le ministre Di Antonio avait envoyé une équipe de l’Unité Wallonne du Bien-être animal (UBEA) qui avait conclu qu’il n’y avait rien d’alarmant. Mais Jean-Michel Stasse n’a pas baissé les bras pour autant. Il s’est empressé de lancer une pétition pour qu’on remette les trois ours polaires sur la banquise. Le texte a recueilli plus de 128.000 signatures à ce jour. Une autre vise également Pairi Daiza qui accueillera en avril prochain des ours dans le cadre d’un nouveau projet.
 
Aujourd’hui, Wolf Eyes peut se targuer de bénéficier d’un soutien de poids. La fondation française Brigitte Bardot, qui compte plus de 75 000 donateurs répartis dans plus de 70 pays et plus de 500 enquêteurs et délégués bénévoles, a accepté de se joindre à son combat. Dans les années 70, cette association avait notamment lancé une vaste campagne internationale contre le massacre des phoques perpétré par le Canada et la Norvège. Elle avait dénoncé des scènes de cruauté interpellantes : « Les blanchons (bébés phoques) sont assommés à coups de massue, puis dépecés sur place, parfois encore conscients, devant les mères impuissantes », avait rapporté l’association. Elle distribue aussi près de 300 tonnes de nourriture aux personnes en difficulté, pour nourrir leurs animaux.
 
Montrer la voie
C’est cette dernière qui a adressé une lettre au ministre Carlo Di Antonio lui demandant d’interdire la détention des ours polaires en Belgique. « Exhiber trois malheureux ours qui meurent de chaud et d’ennui sous les yeux du public ne semble pas suffire, puisque le zoo de Pairi Daiza souhaite également ouvrir une nouvelle zone mouroir qui accueillerait des ours polaires », a-t-elle écrit. « N’attendez pas maintes études et tergiversations : les ours polaires ne sont pas faits pour vivre sous nos latitudes et il est évident que les zoos européens ne pourront jamais créer les infrastructures adaptées. »
La Fondation Bardot a travaillé sur un dossier similaire en France puisqu’elle a réclamé, l’année passée, le transfert des ours Raspoutine et Flocke du Marineland d’Antibes vers un parc davantage adapté mais les autorités françaises restent « sourdes à ses alertes ».
 
Elle demande au ministre belge de montrer la voie :
« La Belgique se montre souvent précurseur en matière de bien-être animal. Je vous conjure de montrer, à nouveau, la voie aux autres pays européens en interdisant toute nouvelle détention d’ours polaire en Wallonie et d’imposer au Monde Sauvage des transformations d’envergure. »

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