Des millions de naissances évitées. Plus de 9.000 chats ont été stérilisés en près de quatre ans grâce aux subsides de la Région.

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Vous êtes probablement surpris par l’écart entre plusieurs milliers de chats stérilisés et des millions de naissances évitées évoquées dans notre titre. On l’ignore souvent mais le félin de nos maisons a un taux reproduction très élevé s’il retourne à la vie sauvage.  

L’année dernière, la Région wallonne a dégagé une enveloppe de 310.000 euros pour aider les administrations communales à stériliser les chats domestiques de leurs habitants. Quelque 89 communes s’étaient inscrites : 13 n’ont finalement pas donné suite à l’action et donc n’ont pas droit à la subvention. Un premier bilan vient d’être dressé. Il concerne 59 communes. Les 17 autres doivent encore rentrer des justificatifs. « Le nombre de chats stérilisés est de 744 mâles et de 1.196 femelles », indique Carlo Di Antonio, ministre wallon du Bien-Être animal. Le but de la campagne était également d'identifier ces animaux via une puce électronique, ce qui a été le cas pour 1.801 sujets.
 
« Nous n’avions pas fixé de critères aux communes. Elles ont fixé elles-mêmes les conditions sur qui pouvait être aidé financièrement à stériliser et identifier son chat », précise le cabinet du ministre wallon. Précédemment, la Région avait dégagé des fonds pour aider les communes à stériliser les chats errants présents sur leur territoire. « En 2018, nous avons orienté la campagne sur les chats domestiques car leur stérilisation est obligatoire en Wallonie depuis novembre 2017 », poursuit le cabinet Di Antonio.
Menée en 2015-2016, la première campagne de lutte contre la prolifération des chats errants avait permis la stérilisation de 1.079 mâles et de 1.664 femelles. Pour la seconde campagne 2016-2017, ces chiffres avaient été portés respectivement à 1.619 et 2.773. Si l’on additionne les errants et les domestiques, ce sont donc plus de 9.000 chats qui ont été stérilisés près de quatre années.
 
« Un couple de chats peut donner naissance chaque année à huit chatons qui, à leur tour, peuvent se reproduire en l’espace de quelques mois. Les campagnes de stérilisation menées par la Wallonie permettent d’éviter de nombreuses naissances et donc soulagent les refuges. Un grand nombre d’euthanasies sont ainsi évitées », souligne Carlo Di Antonio.
 
Huit semaines de gestation
En annonçant une moyenne de huit chatons par an, le ministre wallon fait une estimation plus basse que la SPA française. Laquelle a déterminé qu’un couple de chats donnait la vie à douze chats la première année, qui allaient à leur tour procréer, et ainsi de suite à raison d’un cycle de gestation de 52 à 56 jours. À ce rythme, on obtient 144 chats la deuxième année, 1.728 la troisième année et 20.736 la quatrième année. Si l’on met ce nombre en rapport avec les 9.000 stérilisations financées par la Région, le nombre de naissances empêchées se compte très vite en millions. La Wallonie a lancé une quatrième campagne de stérilisation. Visant à nouveau les chats errants, elle doit s’achever à l’été 2019 : 77 communes se sont inscrites. Hormis l’une ou l’autre grande ville, il s’agit surtout de petites entités.

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