Le cimetière pour animaux, c’est tendance!

Capture.JPGComme des millions de Belges, votre vie quotidienne est probablement égayée par la présence d’un animal de compagnie. Lorsque celui-ci vient à mourir, il est parfois difficile de s’en séparer sans avoir de lieu pour penser à lui. Pourtant, des solutions existent. Des communes réfléchissent à la question. L’idée d’un cimetière pour animaux domestiques va, par exemple, être sérieusement étudiée à Nivelles.

Les options possibles
Interpellé sur le sujet au Parlement de Wallonie par la députée MR Chantal Versmissen-Sollie, le ministre du Bien-Être animal, Carlo Di Antonio, a rappelé les différentes options qui se présentent à nous lorsque nous sommes face à la mort d’un animal de compagnie.
 
Première option :
le confier à un vétérinaire. On peut également l’enfouir dans un bien dont il a la jouissance, « à condition qu’il ne s’agisse pas de déchets animaux à haut risque ».
 
L’autre possibilité :
le confier à un cimetière d’animaux de compagnie ou à une installation d’incinération d’animaux de compagnie ou encore
 
Dernière option :
le livrer à une installation dûment autorisée.
Le ministre ajoute que « les déchets animaux ne peuvent être enfouis au cas où il pourrait résulter de cet enfouissement un risque de pollution des eaux potabilisables » et que « la construction d’un cimetière pour animaux est du ressort de l’autorité communale ».
 
Quel prix ?
À ce jour, il existe cinq cimetières pour animaux en Wallonie. Harzé, Mont-sur-Marchienne, Rosières, Liège et Wépion. La Wallonie compte également trois crématoriums pour animaux de compagnie situés à Soignies, Sombreffe et Liège.
 
À Liège, au « Paradis des animaux » ce sont 1.800 animaux qui reposent au cimetière. Un lieu de recueillement qui, d’un point de vue financier, est accessible à tous les maîtres en deuil. « Les funérailles, c’est 162 € lorsqu’on choisit d’enterrer dans une housse biodégradable », nous explique Marie-France Geys du « Paradis des Animaux ». « Si les personnes désirent un petit cercueil, c’est 250 €. Et il existe de petits monuments pour 218 €. »
 
Dans ce lieu très particulier, qui ressemble en fait à un autre cimetière si ce n’est que les tombes sont plus petites, on ne bénéficie pas de concessions illimitées dans le temps. « Chaque année, il faut payer 45 € pour le renouvellement de la concession », ajoute Marie-France Geys. « S’il peut y avoir des enterrements tous les jours, le cimetière n’est ouvert qu’au public les mercredis, samedis et dimanche de 9h à 16h30 ».

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