Remicourt/Liège: Le chenil a reçu une indemnité financière. Une somme de 70.000 € est évoquée.

chiens.JPGEn mai 2018, l’Unité du Bien-être animal saisissait 151 chiens au Chenil de l’Aviculteur de Pousset (Remicourt). Les animaux avaient été répartis dans plusieurs refuges mais suite au recours introduit par l’éleveur, leur adoption avait été bloquée. En janvier dernier, le ministre Di Antonio annonçait avoir trouvé une accord avec le Poussetois afin que les chiens puissent être adoptés. On apprend aujourd’hui que cet accord inclut des compensations financières.  
 
C’est à la faveur d’une question parlementaire écrite d’Edmund Stoffels, l’élu régional PS d’Amblève, que l’on a appris l’existence de ces compensations financières octroyées à l’exploitant du Chenil de l’Aviculteur de Pousset (Remicourt). Ses chiens, 151 au total, avaient été saisis en mai 2018, puis confiés à des refuges dans l’attente d’une adoption. Laquelle avait été bloquée suite au recours introduit par l’éleveur Brunelle devant le Conseil d’Etat.
 
Ce blocage a duré 8 mois au cours desquels, a indiqué le ministre Di Antonio dans sa réponse, des négociations ont été menées entre avocats afin de de trouver une issue favorable au bien-être des animaux saisis. « Compte tenu de leur sensibilité, il convenait d’y remédier au plus vite, et ce, sans attendre la décision du Conseil d’État quant à la validité de la saisie opérée par l’Unité du Bien-être animal », évoque encore le ministre dans sa réponse.
 
Il reconnaît qu’une indemnité a été convenue avec l’éleveur « afin qu’il se désiste des actions en cours ».
Le montant de cette indemnité n’a pas été révélé. « Cette convention a fait l’objet d’une clause de confidentialité », rappelle l’avocat du chenil, Me Jean-Marc Rigaux qui refuse de s’exprimer sur le sujet. Mais, selon certaines sources, il serait question d’une somme de 70.000 euros. Dans l’émission Question à la Une (RTBF) diffusée le 3 avril dernier et consacrée à la vente des chiens, la journaliste Nathalie Guilmin a évoqué cette somme. Le ministre ne l’a pas démentie.
 
Risque d’annulation
Le député wallon Stoffels regrette l’usage de cette procédure qui consiste « à éviter les jugements moyennant le versement d’une somme ». « Si erreur il y a eu pendant la saisie, elle ne peut plus être constatée. Le procès, s’il avait eu lieu, aurait permis de voir si la procédure avait été correctement respectée et/ou si, au besoin, il n’y avait pas lieu de l’améliorer ».
 
Pour le ministre, « des motifs légitimes nécessitaient cette saisie ». « Les arguments soulevés par l’éleveur lors de la suspension de la saisie ont été de dire que les motifs évoqués auraient dû conduire à la saisie de l’ensemble des animaux présents, ce qui n’a pas été le cas. Un risque d’annulation ne pouvait dès lors être exclu pour cet élément de motivation. La situation des animaux ne pouvait souffrir cet aléa et l’éventuelle démultiplication des procédures », se défend-il encore.
 
Sur base de quelle allocation budgétaire cette indemnité sera-t-elle versée ? La réponse du ministre Di Antonio à cette nouvelle question du député Stoffels (elle est datée du 2 avril) est attendue dans les prochains jours.

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