Son chiot lui coûte 720 euros de soins: elle attaque l’éleveur.

Après avoir subi de nombreux examens et traitements, Olga le chiot de Leslie De Baillie, se porte mieux, « même si j’ai l’impression de vivre avec un fumeur », raconte la jeune femme. Mais cela lui a coûté 720 euros. C’est le montant des soins vétérinaires reçus par Olga, tombée malade quelques heures à peine après son arrivée dans sa nouvelle maison. Un montant que Leslie demande à l’élevage Dog Cat&Co de lui rembourser, le jugeant responsable de l’état de santé de son chiot. Il y a peu, Leslie et son compagnon se rendent à l’élevage Dog Cat & Co en périphérie de Bruxelles. « À la base on venait simplement demander des renseignements mais on s’est fait harponner », raconte-t-elle. Entre les barreaux des différentes cages, Leslie repère un chiot. Il s’agit d’un Basset Hound, d’origine belge. Très vite, elle tombe amoureuse de sa frimousse. Le lendemain, Leslie retourne donc à l’élevage, décidée à adopter Olga. Signature de contrat, remise de divers documents… Mais, en regardant le passeport du chiot de plus près, Leslie se rend compte qu’il est indiqué « origine hongroise ». Normal, argumente la responsable de l’élevage « les nationalités des chiots sont mentionnées sur le site internet. Cette race est toujours importée, ce n’est pas possible qu’on lui ait dit qu’il était belge. On ne se cache pas d’importer nos animaux. » Rapidement, Leslie et son compagnon s’inquiètent. Olga a du mal à respirer. « Elle semble chercher de l’air avec son museau qu’elle pointe vers le ciel en s’appuyant sur les meubles », raconte Leslie. Inquiète, elle emmène son chien chez un vétérinaire de garde. Olga souffre d’une bronchopneumonie, conséquence d’une toux de chenil ou d’une mauvaise déglutition.

Une détresse respiratoire

« Ça reste des êtres vivants, ils peuvent toujours tomber malades. Tous les vaccins ne sont pas à jour c’est vrai mais comme les humains, même vaccinés, ils peuvent attraper la grippe », se défend la responsable. Leslie emmène en catastrophe Olga à Liège, « le seul établissement, avec Gand, capable de fournir les soins nécessaires, selon le vétérinaire de garde. Le vétérinaire n’en revenait pas. En 34 ans de métier, il n’avait jamais vu ça. Elle était pleine d’infections, il ne lui restait que 10 % de sa capacité respiratoire ».

Leslie avec sa chienne Olga, qui va mieux.
Leslie avec sa chienne Olga, qui va mieux. - D.R.

Désormais, Leslie demande un remboursement complet des soins de santé de son chiot. « Elle a hospitalisé son chien à Liège alors qu’elle aurait dû nous le ramener pour qu’on s’en occupe », rétorque Dog Cat&Co. « Nous lui remboursons le montant du vétérinaire de garde car elle n’avait pas le choix mais, pour le reste, non. Nous appliquons la loi, qui veut que le consommateur doit limiter les frais. Or, Mme De Baillie était plus proche de chez nous que de Liège. ». Leslie a engagé une avocate, sur les conseils du parti DierAnimal, pour aller jusqu’au bout. « On est prêts à aller jusqu’au tribunal s’ils ne nous remboursent pas, ou du moins faire savoir ce qui se passe là-bas ».

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