Une «animalerie» clandestine mis au jour à Jette, avec 68 animaux dans 35m2 (photos)

La section « bien-être animal » de la police de Bruxelles Ouest a sauvé plus d’une vingtaine d’animaux en péril dont certains ont dû être pris en charge par Pairi Daiza parce qu’il s’agissait d’espèces protégées…

À la suite des plaintes de voisins qui étaient incommodés par « de fortes odeurs d’animaux » qui se répandaient dans tout leur immeuble, la section « bien-être animal » de la police de Bruxelles Ouest est intervenue dans un studio de l’avenue Odon Warland, à Jette.

Lors d’un premier contrôle mené en date du 20 juin dernier, une soixantaine d’animaux entassés dans ce fameux studio de 35 m² ont été mis au jour : une dizaine de chatons, des chiens, des pigeons, des cochons d’Inde, des tortues, des poissons, mais aussi des animaux qui sont des espèces protégées comme 17 oiseaux sur les 29 découverts. Les cages étaient par ailleurs entassées les unes sur les autres sur chaque mur du studio ainsi qu’au-dessus des meubles de la cuisine et sur la terrasse.

Après avoir obtenu les autorisations nécessaires auprès du tribunal de police, la police de Bruxelles Ouest et d’autres partenaires (8 personnes au total), ont effectué un nouveau contrôle (avec mandat cette fois) un mois plus tard, en date du 26 juillet dernier, et un total de 22 animaux a ainsi pu être saisi : 10 chatons dans une valise dans un état de maigreur important, 3 pigeons, 2 lapins dans un bac de 30 cm, 4 cochons d’Inde dans une cage de moins de 30cm, 2 tortues terrestres et 1 tortue aquatique.

Les tortues ont été transportées vers Pairi Daiza qui les a recueillies. Les chatons ont été pris en charge, en accord avec Veeweyde, par l’ASBL « Chat libre ». Les cochons d’Inde et les lapins, qui se trouvaient dans des cages sur la terrasse, malgré les fortes chaleurs, cachés par une bâche, sans eau, ni graines, ont quant à eux été conduits chez Veeweyde.

Les deux habitants du studio, qui n’y étaient pas domiciliés, Sylvia et Denis, âgés de 41 ans, sans profession, étaient déjà connus de la Justice. Ils faisaient même l’objet de mesures alternatives à la détention. Un p.-v. a été dressé et sera transmis au Parquet de Bruxelles.

Selon nos informations, les intéressés prétendraient qu’il ne s’agissait pas de vendre les animaux sur des sites de petites annonces. Il appartiendra donc aux enquêteurs de prouver le contraire. Sachez enfin que si tous les animaux n’ont pas été saisis sur place, c’est parce que Sylvia et Denis disposent encore de six mois pour tenter de régulariser leur situation dans un autre lieu que ce studio de 35 m2.

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