Bien-être animal: l’appel au secours de la SPA de Verviers.

météo.JPGEn quelques années seulement, les frais de fonctionnement de la S.P.A. de Verviers ont explosé, passant aujourd’hui à 330.000 euros par an. Or elle ne reçoit que 30.000 euros d’aide, c’est trop peu et ça met en danger le projet dénoncent ses responsables.
 
Si l’on en est arrivé à une telle situation aujourd’hui, selon eux, c’est parce que la réglementation sur le bien-être animal a pas mal bougé ces dernières années en Wallonie. « Dans un sens, c’est une bonne chose. Le ministre Carlo Di Antonio a mis un grand coup de pied dans la fourmilière et a permis de faire évoluer les choses. Mais ça nous a aussi imposé des contraintes », explique le président, Jean Moson.
 
Ainsi, pour se mettre en règle avec les réglementations, la SPA de Verviers a dû faire de lourds travaux, doit prendre à sa charge le puçage, la stérilisation et la vaccination de certains animaux (250 euros pour un chien, 140 euros pour un chat), a vu ses frais de vétérinaires augmenter, a vu son personnel augmenter…
« Ce qui explique que nos frais de fonctionnement se sont aujourd’hui envolés. Mais on ne reçoit pas un euro de plus. On ne vit quasi que des legs qui varient d’une année à une autre ».
 
Une situation difficile, que nuance Fabrice Renard, inspecteur de la SRPA de Liège. « Certains petits refuges ont peut-être un peu plus dur, actuellement, avec les nouvelles réglementations. Ils doivent identifier les animaux, alors que par le passé, certains plaçaient des chiens et des chats non-identifiables. Et cela coûte effectivement de l’argent. Mais c’est un investissement pour l’avenir. Aujourd’hui, le nombre d’animaux accueillis ne baisse pas, mais avec la stérilisation des chats errants, le puçage, il y aura moins d’animaux à prendre en charge à l’avenir. Et surtout, cette nouvelle réglementation a permis d’obtenir des subsides alors qu’auparavant, il n’y avait aucune aide pour les refuges à l’exception de celle des particuliers ».

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