Faimes (Liège): les adoptions de chiens et de chats augmentent au refuge Animal Sans Toit!

Capture.JPGDepuis le début des mesures de confinement, le nombre d’adoptions au refuge Animal Sans Toit (Faimes) augmente. Le gérant, Fabrice Renard, met toutefois en garde contre les « adoptions impulsives » et craint une augmentation des abandons après le confinement.  
C’est un effet assez inattendu du confinement : le nombre d’adoptions d’animaux de compagnie est en augmentation. Dans le refuge faimois « Animal sans toit », le constat est clair : « Il y a plus d’animaux qui sortent que d’animaux qui rentrent. C’est très rare», indique Fabrice Renard, gérant du refuge.
Les nouvelles adoptions concernent principalement les chiens et les chats. Actuellement, le refuge compte encore six chiens et treize chats. « En temps normal, on a 25 chats et on peut avoir 20 chiens », souligne le gérant.
 
Parallèlement, de moins en moins d’animaux arrivent au refuge… Ce constat est plutôt une surprise pour le refuge, qui prévoyait une augmentation des abandons. « Au début, on avait peur d’avoir des abandons liés au Covid-19. Mais, les gens ont été bien informés et on a peu d’abandons d’animaux ces temps-ci. Cela reste vraiment anecdotique », constate Fabrice Renard.
 
Beaucoup d’oiseaux
Actuellement, les nouvelles arrivées concernent principalement les animaux de personnes décédées. « On a reçu énormément d’oiseaux par exemple. Il y a eu des personnes âgées qui sont décédées du Covid-19, et les seniors ont beaucoup d’oiseaux. Ainsi, ce jeudi, on est allé chercher le perroquet d’une personne décédée. On a également reçu plusieurs cages de perruches, de calopsittes… », explique le gérant.
Les oiseaux sont accueillis à Faimes dans une grande volière et sont bien sûr adoptables. « Les gens ne pensent pas toujours aux oiseaux ! Mais au refuge, on peut aussi adopter un lapin, un cheval, des oiseaux, un cochon vietnamien… ».
 
Crainte des abandons
Le refuge met toutefois en garde contre les « adoptions impulsives » et craint une augmentation des abandons quand viendra le déconfinement. « On essaie de bien sensibiliser les gens. Maintenant, les gens sont chez eux et peuvent se dire : on va prendre un chien. Mais on a peur que les personnes, lorsqu’elles recommenceront à travailler, réalisent qu’elles ne peuvent pas garder l’animal », redoute Fabrice Renard.
Le refuge a également dû adapter son mode de fonctionnement. Les candidats à l’adoption doivent d’abord se renseigner sur le site et prendre rendez-vous. Sur place, une seule personne peut être en contact avec les équipes du refuge et la procédure d’adoption dure au maximum 30 minutes. Des mesures ont été prises concernant les distances de sécurité et le port du masque est également vivement conseillé.
Notons également que cette période de confinement a des impacts sur la situation financière du refuge faimois. « Nous avons suspendu les visites de plaisir pour voir les animaux. Les récoltes de nourriture sont également interrompues. Les mois qui viennent seront assez difficiles. Il faudra sortir de l’argent pour la nourriture », soupire Fabrice Renard. Le refuge organisera bientôt une campagne pour récolter des dons.

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