Confinement et solitude: les animaux à la rescousse

La crise sanitaire a chamboulé toute la société et a obligé les gens à repenser leur mode de vie. Le confinement a mis en évidence plusieurs maux de notre société : la solitude et l’ennui. Pour éviter de sombrer, plusieurs personnes se sont tournées vers un compagnon à quatre pattes. « Beaucoup ont adopté un animal ou se sont occupés d’animaux pour avoir une présence et garder un contact social », note Nathalie Vitacolonna, psychologue et zoothérapeute.

Cette période un peu particulière n’a pas toujours été bien vécue et a démontré l’importance des interactions avec autrui. « Pendant ces mois confinés chez soi, les enfants ont développés des difficultés de comportement mais ceux qui avaient des contacts sociaux ont mieux supporté le confinement », remarque Céline Stassart, docteure en sciences psychologiques à l’Université de Liège.

Un animal pour s’occuper

Les animaux comme les chats sont souvent utilisés dans les maisons de repos pour retisser des liens sociaux entre pensionnaires.

« Pour lutter contre l’ennui, il faut s’activer. Moins on en fait, plus on pense et moins on est motivé à faire. L’animal va tirer les gens de ce cercle vicieux parce qu’il demande des soins et va pousser à bouger », confirme Céline Stassart qui précise que ce nouveau membre de la famille ne doit pas devenir une charge supplémentaire pour les parents

Les bienfaits des animaux ne sont plus à démontrer. La zoothérapeute ne jure que par la qualité de leur contact pour soigner les maux des gens. Elle affirme que l’animal est empathique et ne juge pas. « L’animal permet d’avoir un contact. Ça fait du bien d’avoir un contact physique et de s’inquiéter pour autrui, même si ce n’est pas un être humain », analyse Fabienne Bedet, vétérinaire comportementaliste qui rappelle que tout animal est un être qui nécessite du temps.

En période de stress, l’être humain a besoin d’un retour au concret. « Le stress vient souvent de l’anticipation. L’animal va ramener la personne dans le présent parce qu’il faut le brosser, le nourrir, le sortir et va canaliser le stress », affirme la Nathalie Vitacolonna.

Alors, en cas d’une seconde vague, on court s’acheter un animal ? « Hors de question ! », s’écrient les vétérinaires. « Cela ne doit pas être la seule motivation. Adopter un animal ne dure pas uniquement le temps du confinement. Décider d’adopter ou acheter un animal doit fait partie d’une réflexion plus profonde même s’il est clair que ça apporte un soutien moral », insiste Fabienne Bedet. En effet « adopter un animal c’est être prêt à changer de vie ».

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