Infos générales

  • Binche prend la problématique du bien-être animal à bras-le-corps.

    Depuis le mois d’octobre 2018, le code wallon du bien-être animal est en vigueur et permet de sanctionner plus sévèrement la négligence et la maltraitance animale. « C’est ce qui nous avait poussés, durant la campagne électorale pour les élections communales, à placer le bien-être animal dans notre programme », martèle Laurent Devin. « De fil en aiguille, une cellule « Bien-être animal » au sein de l’administration communale est née et cela se concrétise désormais. »

    Elle sera composée du bourgmestre, du commissaire divisionnaire de la zone Binche-Anderlues Laurent Raspe, de l’agent de prévention Marjorie Dudome et de la responsable du service du bien-être animal Laura Migliorini ainsi que les trois agents constatateurs qui ont été formés tout spécialement. La cellule aura pour but, entre autres, de sensibiliser la population et notamment les enfants. « Nous allons ainsi mettre en place des mesures allant dans ce sens comme la construction d’un pigeonnier contraceptif afin de gérer la population des pigeons de manière plus éthique, la suppression de la taxe chevaux-poneys, une campagne de stérilisation des chats errants ou bien l’organisation de marches canines » (NDLR : voir ci-contre).

    Une machine de guerre

    Pour la SPA, la création d’une cellule « bien-être animal », c’est une aubaine. « Une cellule du bien-être animal de cette envergure, c’est une machine de guerre » se réjouit Gaëtan Sgualdino, président de la SPA La Louvière. « C’est vraiment quelque chose de positif car nous ne trouvons pas toujours les bons contacts lorsque nous devons intervenir. À notre niveau, nous n’avons aucun pouvoir sinon celui de rappeler la loi aux personnes qui sont coupables de maltraitance ou de négligence. eux peuvent à la fois faire de la prévention, de la répression et ont même les compétences pour effectuer des saisies d’animaux. »

  • Comment faire un massage cardiaque pour son chien ou son chat? Explications...

    Capture.JPG

    Que faire lorsque toutou ou minou s’étouffe ? Ou encore... quels sont les bons réflexes à avoir lorsque votre animal souffre d’une fracture ouverte ou d’un malaise cardiaque ? Il faut agir vite ! Mais comment ? Le week-end du 27 au 28 avril, la vétérinaire Virginie Derbaudrenghien dispensera des formations de premiers secours pour votre chien et votre chat à Quévy.

    Originaire d’Hélécine, dans le Brabant wallon, Virginie Derbaudrenghien écume les routes avec son mobile-home pour venir en aide à nos petits compagnons. La vétérinaire assure l’ensemble des consultations à bord de son MobiloVet. En plus de son activité, Virginie a décidé de former les propriétaires de chats et de chiens aux premiers secours  : « J’ai commencé à dispenser les formations il y a deux ans d’ici », raconte Virginie Derbaudrenghien.

    « Plusieurs personnes ont été confrontées à des situations où leur animal était blessé sans pouvoir réagir à temps. Elles ont perdu leur animal suite à cela. J’ai donc décidé de me lancer. »

    Bien évidemment, il existe des différences entre les premiers secours prodigués à un humain et à un animal.

    > Les premiers bons réflexes

    > «L’animalette» de premiers secours

    Bien équipé, le propriétaire devra ensuite se protéger avant de pouvoir secourir son animal.

    > Les conseils de Virginie Derbaudrenghien pour sauver la vie de son animal

    750 propriétaires formés

    Aujourd’hui, ce sont près de 750 personnes qui ont été formées aux premiers secours chiens et chats. Les leçons sont ouvertes à tout public, à partir de 12 ans. Sécurail et la douane fédérale, entre autres, ont organisé des cours pour leur personnel. Chaque mois, au moins un cours est dispensé dans une province. Dans la région de Mons-Borinage, deux formations de niveau 1 ont déjà été proposées à l’auberge de jeunesse de la cité du Doudou. Il s’agit principalement de cours théoriques pour apprendre les gestes à suivre. « Pour le niveau 2, nous organisons l’apprentissage sur le terrain », ajoute la vétérinaire. Le week-end du 27 et 28 avril, Virginie et son équipe proposeront les deux niveaux de formation aux alentours de Quévy-Aulnois. Les personnes inscrites recevront l’adresse exacte dans les prochains jours. Une formation dure toute la journée et coûte 90 euros par personne.

  • Le cimetière pour animaux, c’est tendance!

    Capture.JPGComme des millions de Belges, votre vie quotidienne est probablement égayée par la présence d’un animal de compagnie. Lorsque celui-ci vient à mourir, il est parfois difficile de s’en séparer sans avoir de lieu pour penser à lui. Pourtant, des solutions existent. Des communes réfléchissent à la question. L’idée d’un cimetière pour animaux domestiques va, par exemple, être sérieusement étudiée à Nivelles.

    Les options possibles
    Interpellé sur le sujet au Parlement de Wallonie par la députée MR Chantal Versmissen-Sollie, le ministre du Bien-Être animal, Carlo Di Antonio, a rappelé les différentes options qui se présentent à nous lorsque nous sommes face à la mort d’un animal de compagnie.
     
    Première option :
    le confier à un vétérinaire. On peut également l’enfouir dans un bien dont il a la jouissance, « à condition qu’il ne s’agisse pas de déchets animaux à haut risque ».
     
    L’autre possibilité :
    le confier à un cimetière d’animaux de compagnie ou à une installation d’incinération d’animaux de compagnie ou encore
     
    Dernière option :
    le livrer à une installation dûment autorisée.
    Le ministre ajoute que « les déchets animaux ne peuvent être enfouis au cas où il pourrait résulter de cet enfouissement un risque de pollution des eaux potabilisables » et que « la construction d’un cimetière pour animaux est du ressort de l’autorité communale ».
     
    Quel prix ?
    À ce jour, il existe cinq cimetières pour animaux en Wallonie. Harzé, Mont-sur-Marchienne, Rosières, Liège et Wépion. La Wallonie compte également trois crématoriums pour animaux de compagnie situés à Soignies, Sombreffe et Liège.
     
    À Liège, au « Paradis des animaux » ce sont 1.800 animaux qui reposent au cimetière. Un lieu de recueillement qui, d’un point de vue financier, est accessible à tous les maîtres en deuil. « Les funérailles, c’est 162 € lorsqu’on choisit d’enterrer dans une housse biodégradable », nous explique Marie-France Geys du « Paradis des Animaux ». « Si les personnes désirent un petit cercueil, c’est 250 €. Et il existe de petits monuments pour 218 €. »
     
    Dans ce lieu très particulier, qui ressemble en fait à un autre cimetière si ce n’est que les tombes sont plus petites, on ne bénéficie pas de concessions illimitées dans le temps. « Chaque année, il faut payer 45 € pour le renouvellement de la concession », ajoute Marie-France Geys. « S’il peut y avoir des enterrements tous les jours, le cimetière n’est ouvert qu’au public les mercredis, samedis et dimanche de 9h à 16h30 ».
  • Bientôt en Wallonie: un autocollant pour sauver nos animaux.

    Capture.JPGBonne nouvelle pour tous les amis des animaux. La Région wallonne compte éditer un autocollant ainsi qu’une carte spéciale qui les concernera au plus près, en 2018. C’est le ministre en charge de la Protection des animaux, Carlo Di Antonio (cdH), qui l’a annoncé au Parlement wallon dans une réponse à deux députés publiée ce jeudi.
     
    Ils partaient de deux initiatives intéressantes. La première a été lancée par la Région bruxelloise en octobre et est en cours de finalisation. Développée par les secrétaires d’État Cécile Jodoigne (Défi) et Bianca Debaets (CD&V), elle passera par la distribution d’un autocollant à apposer sur une fenêtre ou la porte extérieure de son domicile pour signaler qu’y vivent des chiens, des chats ou encore des oiseaux.
     
    L’intérêt ? Prévenir les pompiers ou les ambulanciers de la présence de ces petits compagnons à l’intérieur de l’habitation. Cela peut par exemple s’avérer très utile en cas d’incendie, pour indiquer aux hommes du feu que, même si les résidents sont absents, leurs amis à deux ou quatre pattes sont encore à l’intérieur et qu’il faut tout faire pour les sauver également.
     
    Cela peut aussi leur servir à anticiper un stress dû à l’incendie, qui rendrait cet animal potentiellement dangereux durant leur intervention. Cet autocollant bruxellois est en cours de finalisation. Nous en publions le prototype ci-contre.
     
    Une carte et un parrain
    La deuxième initiative circule pour sa part sur Internet. Il s’agit d’une petite carte à glisser dans son portefeuille pour indiquer qu’on a des animaux domestiques chez soi. De la sorte, en cas d’accident grave, les secours peuvent veiller à les faire nourrir, d’autant que la carte permet de désigner parmi ses connaissances un parrain qui pourrait s’en charger.
     
    Interpellé sur ces deux idées, Carlo Di Antonio a donc annoncé qu’il allait demander à son administration de mettre sur pied un autocollant ainsi qu’une carte qui seraient communs à tous les Wallons. Cela verra le jour en 2018 et s’accompagnera d’ « une campagne de sensibilisation à leur utilisation auprès du grand public » .
    « Dans des circonstances particulières, il se peut effectivement qu’un propriétaire ne puisse apporter les besoins nécessaires aux animaux dont il est responsable s’il est absent de son domicile » , argumente Carlo Di Antonio, en saluant les initiatives dont il entend donc s’inspirer.
     
    Les dernières statistiques en date indiquent que les ménages wallons détiennent au total 680.000 chiens et 897.000 chats, ce qui fait des habitants du sud du pays les plus gros détenteurs du pays de ces compagnons par habitant.

  • 200.000 animaux utilisés pour des expériences...

    Capture.JPG

    197.779 animaux ont été utilisés dans des expériences en 2016. 1.077 d’entre eux en faisaient déjà l’objet durant l’année 2015. Ces chiffres émanent du Service Public de Wallonie. Chaque année, les établissements agréés qui utilisent ces pratiques doivent lui remettre des données statistiques concernant le nombre d’animaux qu’ils ont utilisés dans des expériences. Sur les 74 entreprises agréées, 14 disposaient de ces petites bêtes mais n’ont finalement pas effectué d’expériences sur elles.

    Des chats, chiens et chevaux

    Trois groupes d’animaux étaient principalement présents dans ces expériences : les rongeurs, les lapins et les poissons. Cela représentait : 105.966 souris, 47.136 lapins, 13.028 cobayes, 7.671 rats, 2.949 poissons, 1.101 porcs, 1.015 hamsters, 756 oiseaux, 634 bovins, 368 poules et 74 reptiles. Il y avait aussi 18 chevaux ou ânes, 4 chats et 29 chiens. Aucun primate ne figurait dans cette liste.

    Les projets dans lesquels les animaux étaient utilisés relevaient des tests réglementaires et production de routine (54 %), de la recherche fondamentale (28 %) et de la recherche appliquée (15 %).

    Une analyse plus fine démontre que la recherche fondamentale utilisait surtout des souris et des poissons. Les essais dans ce domaine concernaient avant tout les études des mécanismes du système immunitaire (37 % des expériences) et du système endocrinien (31 % des expériences). 5.452 animaux étaient également utilisés pour comprendre les origines des cancers et leur trouver des remèdes. La recherche appliquée utilisait principalement des souris pour réaliser des recherches au sujet des troubles infectieux chez l’homme. Enfin, dans les tests réglementaires qui ils relevaient du contrôle de la qualité des produits, c’étaient des souris et des lapins.

    Ils sont 90.000 à Bruxelles

    En région bruxelloise, 84 laboratoires émanant de 5 institutions de recherche sont actuellement agréés pour effectuer des expérimentations animales. Au total, un peu plus de 90.000 animaux y sont utilisés chaque année à Bruxelles.

  • Villers-le-Bouillet (Liège): une Villersoise masseuse de chiens !

    1722.JPGVotre animal de compagnie est déprimé, angoissé, stressé, il a perdu un être cher et doit faire son deuil, il a de l’arthrite ? Flore Delarue peut vous aider.
     
    Cela peut faire sourire mais Flore Delarue, une Villersoise de 33 ans, propose de masser votre animal de compagnie souffrant émotionnellement ou physiquement. « J’ai des amis qui ont malheureusement perdu leur petite fille. Le chien de la famille était très ami avec la petite et a fait une dépression lorsque celle-ci nous a quittés. Il hurlait à la mort, ne se déplaçait presque plus… Il était véritablement bouleversé par sa disparition. J’ai donc proposé à mes amis de faire un massage énergétique à leur chien, ils étaient sceptiques mais en une seule séance ils me disent avoir vu des changements dans le comportement de l’animal. Il ne hurle plus, à part parfois la nuit et se déplace à nouveau », rapporte-t-elle.
     
    Flore Delarue est experte dans l’art du massage canin, les points de réflexologie faciale, les huiles essentielles et l’harmonisation énergétique dans le respect de l’animal. Elle propose des massages toniques, énergétiques et relaxants, le respect de l’animal ayant une importance primordiale pour elle. « Le maximum pour un massage est de 45 minutes mais si au bout de 20 minutes, je vois que le chien en a marre, je ne vais pas le forcer. C’est comme pour les massages relaxants, je fais sentir les huiles essentielles au chien. S’il n’aime pas l’odeur d’une de celles que je lui propose, je ne l’utilise pas. S’il n’en aime aucune, je fais sans. Je laisse vraiment le chien choisir comment le massage va se dérouler. » Et les gens, qu’en pensent-ils ? « Ils ne comprennent pas forcément la dimension émotionnelle des animaux de compagnie. En général, ils sont sceptiques et se moquent mais une fois qu’ils ont testé, ils trouvent ça incroyable. Après, ce n’est pas de la magie, comme avec les humains, il faut voir si le chien est réceptif. » S’ils sont réceptifs, nos amis à quatre pattes peuvent parfois avoir des réactions étranges. « Parfois, j’ai des chiens qui vomissent ou urinent sur ma table, c’est normal, l’énergétique fait ressortir le négatif qu’il y a en eux. Il faut bien que ça sorte mais ça peut déconcerter quand on n’est pas habitué. »
     

    20264807_10214330322160469_7260909305374964218_n.jpg

  • Chiens et chats: gare aux coups de chaleur! Changer l’eau, éviter les promenades le jour, mouiller leur pelage...

    Capture.JPG

    Nos chiens et nos chats aussi souffrent de la chaleur. Le vétérinaire Catherine Dufrane (alias le docteur Cath, jadis sur RTL-TVi) a déjà dû intervenir pour des cas de diarrhée et de vomissements dus indirectement à la chaleur. Elle donne quelques conseils pour les jours à venir.  

    Les températures ont dépassé les 30 degrés ce dimanche et ce sera encore le cas une bonne partie de la semaine. Nos chats se cachent à l’ombre et nos chiens tirent la langue.
    « Cette semaine, j’ai eu des cas de diarrhées et de vomissements chez les chiens et les chats » , explique la vétérinaire de Mons, Catherine Dufrane, la célèbre « Docteur Cath », bien connue depuis son passage dans l’émission de RTL-TVi. « Cela est dû indirectement à la chaleur. Les propriétaires oublient de changer l’eau de la gamelle ou laissent la nourriture à température ambiante. Du coup, les bactéries prolifèrent et entraînent vomissements et diarrhées. Il y a alors un risque de déshydratation de l’animal. On peut le traiter au Motillium ou à l’Enterol, mais il faut surtout le réhydrater, surtout par de telles chaleurs. »
     
    Idéalement, la vétérinaire conseille de changer l’eau 5 à 6 fois par jour et surtout, c’est impératif, de retirer la nourriture (fraîche) que l’animal laisserait dans sa gamelle. Aucun souci, en revanche, pour les croquettes.
    Mais à entendre la vétérinaire, le pire reste à venir. « Je crains les coups de chaleur des chiens pour les vacances qui arrivent », poursuit-elle. « Car les propriétaires, qui auraient laissé leur chien à l’intérieur en temps normal (parce qu’ils travaillent) auront envie d’aller les promener en pleine journée ou de les emmener à gauche à droite. Or, il faut absolument éviter les promenades en plein jour et ne les balader que le matin et/ou le soir. Il faut que les gens se rendent bien compte que les chiens ne transpirent quasi pas. La température de leur corps peut très vite monter et dépasser les 40 degrés (au lieu de 38-39). C’est très facile à vérifier en plaçant un thermomètre dans l’anus. S’il dépasse 40 degrés, vous pouvez le mouiller avec de l’eau. Allez-y graduellement et pas avec de l’eau trop glacée. Faites aussi attention, lorsque vous êtes en vacances, de ne pas laisser la porte ouverte : votre chien aura envie d’aller s’allonger au soleil et ne cherchera pas l’ombre. »
     
    Une attention toute particulière doit être portée aux chiens brachycéphales (qui ont la face plate) comme les bouledogues, shitzu, pékinois… qui hyperventilent plus vite (leur langue, qui permet de transpirer, est plus petite). Et grande attention aussi aux chiens cardiaques.
     
    Gare aux mouches
    Le docteur Elina Jolivet, qui travaille à VetEmergency sur Bruxelles et le Brabant wallon, insiste sur la fragilité des chiens brachycéphales. « Dès l’instant où ils commencent à haleter plus vite, placer un linge tremper sur leur tête et sur le corps. À la limite, mettez-le quelques instants sous la douche. Pour ces chiens, la chaleur peut entraîner le décès, il faut être très attentif. »
    Ce dimanche, le docteur Jolivet a multiplié les interventions. Parmi les urgences : un lapin d’appartement, frappé de diarrhées, qui a attiré les mouches qui ont pondu. Les asticots ont très vite… mangé la peau du lapin. « On appelle cela une myase, cela arrive souvent avec les fortes chaleurs, et cela peut aussi toucher les chats et les chiens ».
  • Votre animal de compagnie fait pipi partout ? Cette astuce est pour vous !

    Capture.JPGSi votre chien ou votre chat s’est oublié et a uriné sur un tapis ou sur la moquette de votre intérieur, ne vous lamentez plus.

    Il vous faudra :

    – De l’eau gazeuse

    – Du vinaigre

    Comment faire ?

    Il vous sera très facile de remédier aux éventuelles traces auréolées en nettoyant la flaque d’urine en versant simplement de l’eau gazeuse sur la tâche.

    Frottez un peu pour enlever l’excès de liquide. Vous pouvez également verser quelques gouttes de vinaigre blanc pour exercer une action répulsive sur un chien qui souhaiterait utiliser votre tapis ou votre moquette comme nouveau territoire.

    Attention, ne nettoyez en aucun cas votre tapis avec de l’eau de Javel : celle-ci attire au contraire les chiens et leur donnerait à nouveau envie d’uriner sur votre sol.

  • Un chien à 70.000 euros. Le ministre de l’Intérieur veut augmenter le nombre de chiens « explosifs » à la police.

    Capture.JPG

    À la police, on ne compte que six chiens détecteurs d’explosifs. C’est trop peu pour le ministre de l’Intérieur qui tient à renforcer le dispositif. Si deux maîtres-chiens sont actuellement en formation, un nouveau recrutement est en cours. Et signe que la sécurité n’a pas de prix, le coût pour un chien est estimé à 70.000 euros.  

    De tout temps, le chien a été considéré comme le meilleur ami de l’homme. Il s’avère aussi un fidèle allié dans la lutte contre le terrorisme. Ses capacités olfactives lui permettent de détecter des substances explosives, invisibles à l’œil nu. Et pourtant lorsque l’on parle de chiens dits « explosifs » à la police, on ne peut guère parler d’un régiment. Ils ne sont pas assez alors que les opérations ne cessent d’augmenter.
     
    Mais la donne a changé depuis les attentats meurtriers de Bruxelles, le 22 mars dernier. Estimant que « leur nombre est insuffisant et ne permet pas de répondre aux missions », Jan Jambon, ministre de l’Intérieur, tient à renforcer le cadre organique de l’appui canin de la police fédérale. En commençant par une réorganisation, en plus des trois maîtres-chiens faisant partie des unités spéciales, une équipe de la police aéroportuaire et deux des polices des chemins de fer s’ajoutent au cadre. Sauf que ce dernier prévoit huit emplois et que l’on compte actuellement six maîtres-chiens travaillant avec neuf chiens spécialisés dans la recherche de substances susceptibles d’exploser.
     
    L’élu de la N-VA veut ainsi « augmenter le cadre à onze maîtres-chiens ». Selon son cabinet, deux nouvelles recrues sont en formation depuis le 1 er septembre. Et le recrutement de personnel est en cours.
     
    900 heures de formation
    Rendre ces canidés opérationnels a un coût. 70.000 euros estimés pour chaque chien. « Ceci inclut les frais pour un maître-chien, y compris tous les frais concernant le chien, le matériel, le véhicule, les chenils, ses vaccins ou encore les frais de vétérinaires. » Quant à la formation, elle se déroule en interne. Durant 900 heures, les chiens sont testés sur l’obéissance, la reconnaissance d’odeurs tels que la dynamite, le trinitrotoluène (TNT) ou formex pour les plus connues. Enfin, la troisième phase de leur apprentissage porte sur un travail de recherche.
     
    Les policiers ne se sépareront de ces chiens hautement qualifiés qu’après neuf, voire dix ans de service lorsque l’âge ne leur permet plus d’assumer leurs tâches. Ou bien plus tôt pour des raisons médicales. En général, ils sont repris comme chien de famille par leur propre maître-chien. Si, pour une raison ou une autre, ceci n’est pas possible, ils sont alors placés dans une famille d’accueil même si le plus souvent, l’animal trouve refuge auprès de la famille d’un autre maître-chien ou d’un de ses collègues de la police. Ce n’est que plus rarement que des civils s’étant proposés spontanément recueillent ces animaux.