Refuge

  • Le confinement a dopé les abandons!

    Capture.JPGPendant le confinement, de nombreuses personnes se sont tournées vers les animaux pour trouver de la compagnie. À tel point que plusieurs refuges se sont retrouvés assaillis de demandes. « Le nombre d’adoption a augmenté de 10% pendant le confinement », remarque Fabrizio Follacchio, directeur du refuge Help Animal.

    Du côté de l’ASBL « Sans Collier », c’est surtout le nombre de demandes qui a explosé car un tri a été effectué dès le départ. De 50 appels par jours, le refuge est passé à 200 coups de fils quotidiens. Mais souvent, la demande restait sans suite. « On a souvent refusé d’accéder à ces demandes soit parce qu’on ne possédait pas l’animal soit parce que la raison qui motivait la personne était mauvaise. L’un voulait un chien pour tromper son ennui, l’autre un chien pour sortir. Il y a même quelqu’un qui voulait un animal le temps du confinement ! », raconte Sébastien De Jonge, le directeur.

    Vague d’abandons redoutée

    Après cette vague d’adoptions, de nombreux professionnels craignent une vague… d’abandons. « Beaucoup de personnes ont acheté un animal dans une animalerie où elles n’ont pas été aussi bien conseillées que dans un refuge. Elles pourraient regretter leur achat et décider d’abandonner l’animal », se désole Gaëtan Sgualdino, président de la SPA La Louvière.

    Par ailleurs, les refuges se préparent à recueillir les chiens ou chats laissés pour compte suite à un bouleversement dans la vie de leurs propriétaires (déménagement, séparation…). « Des maîtres qui prévoyaient de se séparer de leur animal et ont attendu le déconfinement pour le faire. Ce sont surtout les chats qui posent problème. Des gens prennent un chaton puis il grandit et fait plein de bébés et là, les propriétaires n’en veulent plus », précise Fabrizio Follacchio.

    Imprimer Catégories : Refuge
  • Ils abandonnent un chien en le poussant à travers la grille de la SPA carolo (vidéo)

    Ce 15 juin au matin, comme chaque lundi, les employés de la SPA de Charleroi se rendent au chenil d’entrée pour vérifier que des chiens n’ont pas été déposés de la nuit par la police de Charleroi. Cette fois-ci, un petit papier manuscrit des autorités carolos indique qu’un chien a été trouvé sur le parking de la SPA et déposé dans une loge.

    Dans la foulée, une personne signale au refuge qu’elle a assisté à l’abandon du chien retrouvé sur le parking. Ni une ni deux, les images filmées par les caméras de surveillance sont décortiquées et, rapidement, les employés découvrent, avec consternation, la scène d’abandon.

    « À 18 heures, deux hommes sont arrivés en camionnette blanche, devant le parking de la SPA », débute Nathalie Van Namen, sous-directrice de la SPA de Charleroi. « Sauf que nous étions fermés, les barrières étaient cadenassées. Les individus ont donc poussé l’arrière-train du chien pour que celui-ci passe à travers la grille fermée. Sauf qu’ils n’y arrivent pas tout de suite car l’écart entre les barreaux est trop petit », détaille encore la sous-directrice.

    Pendant un moment, « on voit les individus chipoter à droite et à gauche pour trouver un moyen d’abandonner le chien sur le parking… »

    Déterminés

    Capture6.JPGFinalement, les deux hommes ont tenté de faire passer à nouveau le pauvre animal à travers le grillage, comme le décrit Nathalie Van Namen : « Ils ont trouvé un écart sous la barrière et le chien a finalement atterri sur le parking de notre refuge. Une fois que le chien s’est retrouvé là, ils ont commencé à crier pour le faire fuir. Ils voulaient partir sans que le chien ne les voie… »

    Le chien s’est donc retrouvé seul sur le parvis du refuge carolo. Jusqu’à ce qu’une femme contacte la police, qui est descendue sur les lieux pour mettre le canin à l’abri.

    La société protectrice des animaux est révoltée et ne compte pas laisser cet acte impuni : « C’est aberrant d’agir de la sorte, surtout que trente minutes plus tôt, nous étions ouverts », déplore la directrice adjointe.

    Enquête en cours

    « Nous avons contacté le commissaire de la police locale de Charleroi qui assurera le suivi de l’enquête. On ne veut rien lâcher ! », ajoute-t-elle encore. Surtout que celle-ci possède déjà une brève description des deux hommes ainsi qu’une partie du numéro de plaque de la camionnette.

    VIDEO: ICI

  • Deux bébés gloutons sont nés au domaine des grottes de Han et sont sortis de leur tanière.

    Capture.JPG

    Deux bébés gloutons ont été aperçus dans le parc animalier des grottes de Han en février dernier. Après deux mois en tanière avec leur mère, les petits ont enfin pointé le bout de leur museau, se réjouit le domaine dans un communiqué mercredi. Il s’agit d’une naissance exceptionnelle en Belgique, indique-t-il.

    Le 7 février, la femelle Skally avait disparu en tanière, signe d’une naissance à venir. Des accouplements avec le mâle Valle avaient effectivement été observés l’année dernière.

    «La reproduction de ce grand mustélidé est assez particulière. En effet, après la fécondation, le développement de l’œuf est suspendu jusqu’à la fin de l’automne, un phénomène appelé ’ovoimplantation différée’. La phase réelle de gestation dure environ 40 jours», explique le domaine des grottes de Han.

    Sept tanières sont disponibles à Han-sur-Lesse pour les gloutons, qui en changent régulièrement. C’est ainsi que Skally a été aperçue avec deux bébés par un soigneur. Depuis, leurs apparitions sont de plus en plus fréquentes.

    Un bilan de santé des petits gloutons a finalement pu être réalisé le 17 avril et a permis d’établir qu’il s’agit d’un mâle de 3,6 kg et d’une femelle de 3,2 kg, en pleine forme!

    Le parc avait accueilli en 2015 deux gloutons, animaux de la famille du blaireau et de la fouine, en provenance de Suède (Valle) et de Russie (Skally). Une première portée en 2017 avait succombé à une infection quelques mois plus tard. La famille est aujourd’hui agrandie.

    Le glouton, capable de s’attaquer à bien plus grand que lui, est une espèce rare et menacée qui fait l’objet d’un programme d’élevage européen. Il en resterait 1.300 en Europe.

    Imprimer Catégories : Refuge
  • Faimes (Liège): les adoptions de chiens et de chats augmentent au refuge Animal Sans Toit!

    Capture.JPGDepuis le début des mesures de confinement, le nombre d’adoptions au refuge Animal Sans Toit (Faimes) augmente. Le gérant, Fabrice Renard, met toutefois en garde contre les « adoptions impulsives » et craint une augmentation des abandons après le confinement.  
    C’est un effet assez inattendu du confinement : le nombre d’adoptions d’animaux de compagnie est en augmentation. Dans le refuge faimois « Animal sans toit », le constat est clair : « Il y a plus d’animaux qui sortent que d’animaux qui rentrent. C’est très rare», indique Fabrice Renard, gérant du refuge.
    Les nouvelles adoptions concernent principalement les chiens et les chats. Actuellement, le refuge compte encore six chiens et treize chats. « En temps normal, on a 25 chats et on peut avoir 20 chiens », souligne le gérant.
     
    Parallèlement, de moins en moins d’animaux arrivent au refuge… Ce constat est plutôt une surprise pour le refuge, qui prévoyait une augmentation des abandons. « Au début, on avait peur d’avoir des abandons liés au Covid-19. Mais, les gens ont été bien informés et on a peu d’abandons d’animaux ces temps-ci. Cela reste vraiment anecdotique », constate Fabrice Renard.
     
    Beaucoup d’oiseaux
    Actuellement, les nouvelles arrivées concernent principalement les animaux de personnes décédées. « On a reçu énormément d’oiseaux par exemple. Il y a eu des personnes âgées qui sont décédées du Covid-19, et les seniors ont beaucoup d’oiseaux. Ainsi, ce jeudi, on est allé chercher le perroquet d’une personne décédée. On a également reçu plusieurs cages de perruches, de calopsittes… », explique le gérant.
    Les oiseaux sont accueillis à Faimes dans une grande volière et sont bien sûr adoptables. « Les gens ne pensent pas toujours aux oiseaux ! Mais au refuge, on peut aussi adopter un lapin, un cheval, des oiseaux, un cochon vietnamien… ».
     
    Crainte des abandons
    Le refuge met toutefois en garde contre les « adoptions impulsives » et craint une augmentation des abandons quand viendra le déconfinement. « On essaie de bien sensibiliser les gens. Maintenant, les gens sont chez eux et peuvent se dire : on va prendre un chien. Mais on a peur que les personnes, lorsqu’elles recommenceront à travailler, réalisent qu’elles ne peuvent pas garder l’animal », redoute Fabrice Renard.
    Le refuge a également dû adapter son mode de fonctionnement. Les candidats à l’adoption doivent d’abord se renseigner sur le site et prendre rendez-vous. Sur place, une seule personne peut être en contact avec les équipes du refuge et la procédure d’adoption dure au maximum 30 minutes. Des mesures ont été prises concernant les distances de sécurité et le port du masque est également vivement conseillé.
    Notons également que cette période de confinement a des impacts sur la situation financière du refuge faimois. « Nous avons suspendu les visites de plaisir pour voir les animaux. Les récoltes de nourriture sont également interrompues. Les mois qui viennent seront assez difficiles. Il faudra sortir de l’argent pour la nourriture », soupire Fabrice Renard. Le refuge organisera bientôt une campagne pour récolter des dons.

    Imprimer Catégories : Refuge
  • Les SRPA craignent un ralentissement des adoptions.

    carrefour market.JPGMalgré la crise du coronavirus, les SRPA restent ouvertes de 13h à 17h en semaine. Les week-ends, seul le service d’urgence ouvrira ses portes : « Si quelqu’un trouve un animal blessé, il pourra toujours le déposer chez nous », explique Fabrice Renard, responsable de la protection animale. Des mesures ont également été prises au niveau du personnel qui a été réduit pour privilégier le télétravail. Ceci ne devrait toutefois pas avoir d’impact sur les soins aux animaux : « Ils sont toujours pris en charge et les chiens sont toujours sortis ». Il existe toutefois bien un risque à long terme : « Si les Belges doivent rester confinés chez eux, il y aura moins d’adoptions et les animaux resteront plus longtemps au refuge. C’est une semaine décisive car les mesures ont été prises seulement vendredi », explique Fabrice Renard.

    Pas de transmission!

    La SRPA fait état de l’inquiétude des propriétaires de chats et de chiens face au coronavirus. En effet, des rumeurs circulent sur la transmission du virus entre humains et animaux de compagnie ce qui pourrait laisser présager une hausse des abandons.

    Il n’existe pourtant aucune preuve scientifique prouvant que les animaux joueraient un rôle dans la propagation du Covid-19. C’est pourquoi la SRPA tente d’informer au mieux la population pour éviter le pire : « Le Covid-19 n’est pas directement transmissible aux animaux. L’animal peut possiblement être porteur, s’il a été caressé par une personne contaminée, et le transmettre à son tour s’il est à nouveau caressé par une autre personne. Il faut donc appliquer les mesures d’hygiène et se laver les mains régulièrement ».

    Pour rappel, un chien avait été testé positif à Hong-Kong mais l’Anses a précisé que c’était le génome du virus qui avait été détecté dans les cavités nasales de l’animal et précisé qu’il ne s’agissait pas d’une preuve suffisante pour conclure à une infection : « Il pourrait simplement avoir porté le virus comme peut le faire une surface (barre de métro, smartphone, etc.) ».

    Imprimer Catégories : Refuge
  • Un homme dort avec 600 chiens abandonnés pour les protéger du froid: «Je veux leur donner un endroit où ils pourraient vivre en paix»

    74239268_2570013163076372_5274234158908964864_n.jpg

    Un homme, propriétaire d’un refuge, est prêt à tout pour sauver les chiens errants du froid qui les attend cet hiver.

    Dejan Gacic gère tout seul un refuge pour animaux errant en Serbie, à Kragujevac, où les températures peuvent descendre très bas. L’homme éprouve un amour inconditionnel pour les animaux qui le pousse à venir en aide à toujours plus de chiens abandonnés.

    Et quand viennent l’hiver et les températures glaciales qui peuvent atteindre les -20ºC en Serbie, l’homme n’hésite pas à accueillir des centaines de chiens afin qu’ils puissent dormir à ses côtés, au chaud.

    « Ces chiens ont été abandonnés devant mon refuge ou je les ai trouvés blessés en rue », explique-t-il. « Ma mère a fondé le refuge il y a plus de 10 ans. Après sa mort, j’ai continué à gérer tout seul. Le nombre de chiens a fortement augmenté ces dernières années, atteignant les 600 », raconte-t-il.

    « Mon objectif est de donner aux animaux de Serbie un endroit où ils pourraient vivre en paix et sensibiliser les gens à l’importance de traiter nos meilleurs amis ».

    Pour payer la nourriture à ses bêtes, ainsi que les frais de vétérinaire, Dejan a lancé une campagne de dons.

    Imprimer Catégories : Refuge
  • Une «animalerie» clandestine mis au jour à Jette, avec 68 animaux dans 35m2 (photos)

    La section « bien-être animal » de la police de Bruxelles Ouest a sauvé plus d’une vingtaine d’animaux en péril dont certains ont dû être pris en charge par Pairi Daiza parce qu’il s’agissait d’espèces protégées…

    À la suite des plaintes de voisins qui étaient incommodés par « de fortes odeurs d’animaux » qui se répandaient dans tout leur immeuble, la section « bien-être animal » de la police de Bruxelles Ouest est intervenue dans un studio de l’avenue Odon Warland, à Jette.

    Lors d’un premier contrôle mené en date du 20 juin dernier, une soixantaine d’animaux entassés dans ce fameux studio de 35 m² ont été mis au jour : une dizaine de chatons, des chiens, des pigeons, des cochons d’Inde, des tortues, des poissons, mais aussi des animaux qui sont des espèces protégées comme 17 oiseaux sur les 29 découverts. Les cages étaient par ailleurs entassées les unes sur les autres sur chaque mur du studio ainsi qu’au-dessus des meubles de la cuisine et sur la terrasse.

    Après avoir obtenu les autorisations nécessaires auprès du tribunal de police, la police de Bruxelles Ouest et d’autres partenaires (8 personnes au total), ont effectué un nouveau contrôle (avec mandat cette fois) un mois plus tard, en date du 26 juillet dernier, et un total de 22 animaux a ainsi pu être saisi : 10 chatons dans une valise dans un état de maigreur important, 3 pigeons, 2 lapins dans un bac de 30 cm, 4 cochons d’Inde dans une cage de moins de 30cm, 2 tortues terrestres et 1 tortue aquatique.

    Les tortues ont été transportées vers Pairi Daiza qui les a recueillies. Les chatons ont été pris en charge, en accord avec Veeweyde, par l’ASBL « Chat libre ». Les cochons d’Inde et les lapins, qui se trouvaient dans des cages sur la terrasse, malgré les fortes chaleurs, cachés par une bâche, sans eau, ni graines, ont quant à eux été conduits chez Veeweyde.

    Les deux habitants du studio, qui n’y étaient pas domiciliés, Sylvia et Denis, âgés de 41 ans, sans profession, étaient déjà connus de la Justice. Ils faisaient même l’objet de mesures alternatives à la détention. Un p.-v. a été dressé et sera transmis au Parquet de Bruxelles.

    Selon nos informations, les intéressés prétendraient qu’il ne s’agissait pas de vendre les animaux sur des sites de petites annonces. Il appartiendra donc aux enquêteurs de prouver le contraire. Sachez enfin que si tous les animaux n’ont pas été saisis sur place, c’est parce que Sylvia et Denis disposent encore de six mois pour tenter de régulariser leur situation dans un autre lieu que ce studio de 35 m2.

  • Record pour l'association "Animal sans toit": 501 animaux adoptés en 2018!

    Captured.JPGAnimal sans toit a explosé tous les records avec ce chiffre. 501 animaux ont été adoptés en 2018, contre 370 en 2017. En détails, 240 chiens ont trouvé une nouvelle famille. A ce beau résultat, s’ajoutent 129 chats, 15 oiseaux et 35 rongeurs. Du côté des animaux de ferme, 6 chèvres et moutons, 11 chevaux et 75 animaux de basse cour ont été placés. Un phénomène que Fabrice Renard, le vice-président, explique par la centralisation des activités de l’ASBL : « Auparavant, nous étions situés près de l’aéroport à Horion-Hozémont.
     
    Nous disposions de cages et d’enclos dans une cour extérieure. L’environnement n’était pas parfait. Depuis juin, nous avons ramené l’ensemble de nos activités à Faimes. A présent, nous avons des loges privées pour chaque chien. Le bâtiment est plus moderne avec un chauffage au sol. C’est plus agréable pour les animaux et pour les visiteurs. En plus, il est maintenant plus facile de montrer tous les animaux qui vivent ici. Cela nous permet de poursuivre notre mission d’éducation sur le bien-être animal : tous les animaux souffrent. Pas uniquement les chiens et les chats ». Le refuge tient donc à rappeler son but : trouver une famille à tous les animaux en souffrance. En 2019, Animal sans toit ambitionne d’augmenter encore son nombre d’adoptés grâce à ses nombreux investissements.
     
    Les animaux mis à l’adoption se trouvent sur le site internet d’Animal sans toit : www.animal-sans-toit.be. Le refuge est situé rue de Huy 188 à Faimes et est ouvert tous les jours de 14h à 17h. Pour plus d’informations, contactez le 019/63.00.36.

    Imprimer Catégories : A adopter, Refuge
  • Mons: incroyable saisie d’animaux: un cadavre de chèvre a été trouvé !

    Capture.JPGPlusieurs refuges ont participé à une importante saisie d’animaux, ce mardi à la rue Frebutte, à Saint-Denis (Mons). Bien connue des services de l’unité bien-être animal (UBEA), la propriétaire pourrait écoper d’une amende pouvant aller jusqu’à 100.000 €. Au moins une soixantaine d’animaux, dont la plupart étaient des chevaux, des cochons et des moutons, ont été emportés conformément aux directives des inspecteurs de l’UBEA.
     
    Depuis 2 ans...
    Onze membres de l’ASBL Animaux en péril ont apporté leur aide. « Nous avons déposé trois plaintes à l’unité bien-être animal. Il y a deux ans, nous avons commencé à suivre l’affaire. De la boue envahissait déjà le domaine à l’époque » , assure la responsable de l’association. Quand leur déléguée a constaté l’état du domicile, il y a quelques années, leurs conditions de vie semblaient intolérables…
     
    « La plupart des animaux vivaient dans leurs excréments, et étaient dans un état de maigreur extrême » , affirme la dénommée Corline. L’unité bien-être animal a dû intervenir. Tous les animaux saisis ont été répartis dans différentes associations : des chevaux, des cochons ou encore des vaches, pour ne citer qu’eux. Même un cadavre de chèvre a été retrouvé lors de la saisie, regrette la responsable de l’ASBL Animaux en péril. Deux vaches, trois moutons et sept cochons ont été recueillis par l’association.
     
    Des animaux sont pourtant restés au domicile en question, malgré la saisie. Un suivi sera effectué par l’unité bien-être animal.
     
    Reportage de cette saisie d'animaux sur notre page Facebook "mon chien magazine"

    Imprimer Catégories : Refuge, SRPA
  • Remicourt (Liège): des travaux au Chenil de l’Aviculteur. Le ministre wallon du bien-être animal avait exigé la fermeture le 3 novembre!

    Début octobre, le ministre wallon du bien-être animal, Carlo Di Antonio, prenait une décision radicale à l’encontre du ‘Chenil de l’Aviculteur’, installé à Remicourt et le long du quai de la Batte à Liège. Une première en Wallonie : le propriétaire s’est vu retirer son agrément d’éleveur-commerçant, soit l’autorisation indispensable pour exercer ses activités. Il avait d’ailleurs jusqu’à ce 3 novembre, date limite, pour mettre en place les procédures en vue de fermer ses portes. À l’époque, Bernard Brunelle, le futur gérant du Chenil, nous avait assuré qu’il mettrait tout en œuvre pour ne pas en arriver là… Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Nous sommes allés frapper à la porte de l’établissement remicourtois, sans prévenir. Le futur gérant en question, petit-fils de la première propriétaire, était absent… mais son oncle nous a tout de même ouvert les portes de l’endroit. «  Il a bel et bien introduit une nouvelle demande d’agrément, en précisant qu’il reprenait le chenil et qu’il faisait tout afin de remettre les infrastructures en ordre, pour répondre aux normes actuelles  », introduit Marcel. «  Des représentants du bien-être animal sont venus voir il y a moins de deux semaines. Nous, cela fait environ 2-3 mois qu’on est occupé à tout retaper. Nous attendons des nouvelles  », ajoute-t-il.

    Et, il faut reconnaître que cette visite à l’improviste nous donne une tout autre image de ce qui peut se lire sur les réseaux sociaux ou dans les archives de presse. Il faut dire, qu’en 2008, la police était descendue sur les lieux et avait saisi 170 chiens. À l’époque, comme il y a quelques mois d’ici, les locaux avaient été déclarés inadéquats à l’accueil des animaux. «  Certaines réclamations étaient justifiées et nous en étions responsables mais nous avons procédé à des aménagements dans nos installations  », avait commenté Bernard Brunelle, il y a un mois.

    23158254_10155916913232716_586458603_o

    Ce jeudi, lors de la visite des lieux, nous avons pu constater que tous les boxes à chiens avaient été «  lissés  », comme cela est demandé par la loi. «  Pour ne pas qu’ils se fassent mal, on a tout recarrelé ou couvert les murs de plaques  », montre Marcel. «  L’électricité a aussi été entièrement revue. Les chiots et leur mère bénéficient de lampes chauffantes. Au sol, la paille des boxes est remplacée chaque jour. De même, on nettoie tout, y compris les allées, tous les jours…  » Et l’eau légèrement séchée du sol en atteste, comme la petite odeur de produits nettoyants dans l’air. Marcel poursuit sa visite : «  Chaque boxe est équipée d’évacuations, les barrières ont aussi été remplacées et renouvelées, certaines toitures… Il manque encore le sol d’une de nos allées principales. On a demandé une expertise : un professionnel doit tout refaire, recouler le béton puis le recouvrir d’une couche à base d’époxy  », détaille-t-il. À côté de ces boxes, divisés en différents lieux, un local est aussi réservé à la quarantaine, «  pour les chiens qui arrivent ici de l’extérieur, avant qu’ils ne soient directement mélangés aux autres  », ainsi qu’un autre, réservé aux soins vétérinaires.

    23158208_10155916913052716_714783059_o

    Ce vendredi sonnait l’heure officielle de la fin du Chenil. Que comptait faire le propriétaire ? Marcel assure : «  On va continuer à s’occuper des chiens, en attente, on l’espère, d’une réponse favorable et d’un nouvel agrément dans les jours à venir. » Et de conclure : «  C’est aussi pour ça qu’on a accepté de vous montrer le Chenil, qu’on arrête de dire n’importe quoi, que des investissements y sont faits.  » Affaire à suivre, donc.